Education et Formation
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Royaume du Maroc
souvenirs de cfi janvier 2009
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Royaume du Maroc
Commission Spéciale Education Formation
La présente charte se compose de deux parties complémentaires.
La première énonce les principes fondamentaux qui comprennent les fondements
constants du système d'éducation et de formation, ses grandes finalités, les droits et devoirs des différents partenaires et la mobilisation nationale nécessaire pour la réussite de la
réforme.
La deuxième partie regroupe six espaces de rénovation comprenant dix neuf
leviers de changement:
l’extension de l’enseignement et son ouvrage à l’environnement économique ;
l’organisation pédagogique ;
l’amélioration de la qualité de l’éducation et de la formation ;
les ressources humaines ;
la gouvernance ;
le partenariat et le financement.
suite au:
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FRANCE;Ils assassinent l’Education nationale
Ils assassinent l’Education nationale, bis repetita
Encore 16 000 postes de moins, 50 000 depuis 2007, et des profs débutants lâchés seuls à temps plein devant des classes après une formation de… deux jours ! «
Ah ça,
quand il s’agit de jouer les pleureuses, de tirer la sonnette d’alarme, d’établir le diagnostic, notre classe politique toute entière est unanime : l’Education nationale est sinistrée, le
niveau baisse et la violence au sein des établissements monte. Fort bien. Mais que fait-on alors ? La solution miracle de l’actuelle majorité, pour sauver l’Education nationale, est de…
lui retirer toujours plus de moyens ! « Nous connaissions, depuis 2002, les suppressions massives d’emplois, la baisse considérable des recrutements,
le licenciement des personnels précaires, le non-remplacement de départs en retraite… Cela se faisait sur le dos des élèves et des personnels en alourdissant leur charge et leurs conditions de
travail : récupération de moyens en augmentant les effectifs des classes, en supprimant des options, en réduisant l’aide aux collégiens fragiles et l’offre de formation aux lycéens…
« Gain » en 4 ans : plus de 25 000 postes d’enseignants » , analyse le syndicat UNSEN-CGT » : les lignes qui précèdent datent de décembre 2006,
débutant un billet titré
Ils assassinent l’Education nationale.
Un autre
détour par nos archives débusque un article de juin 2007 : « Alors même que les élèves scolarisés
seront 20 000 de plus à la rentrée de septembre, le ministre de l’Education nationale, Xavier Darcos, a annoncé que le gouvernement allait supprimer, excusez du peu, quelque 17 000 postes,
dont 8 000 dans le domaine « des emplois aidés et de tout ce qui concourt à la vie scolaire dans le second degré, en ne remplaçant pas un emploi équivalent temps plein sur
deux. » (…) « Comment le gouvernement peut-il, comme il l’a annoncé, lutter contre l’échec scolaire, améliorer la scolarisation des enfants handicapés, organiser
les études dirigées le soir, tout en supprimant cette année encore plusieurs milliers de postes ? » , s’interroge justement la Fédération des conseils de parents d’élèves
(les syndicats enseignants, unanimes, ne décolèrent pas non plus). (…) Ne les laissons pas assassiner l’Education nationale ! » Puisque tout va toujours de mal en pis en
Sarkozie, nous sommes contraint de lancer le même cri d’alarme au lendemain de la rentrée 2010.
Pour prendre la mesure de la véritable catastrophe qui frappe l’enseignement public, consultons Affordance.info, « Le blog d’un maître de conférences en
sciences de l’information » : « Les inspecteurs d’Académie sont les grands « cadres » de l’éducation nationale. Pas vraiment de dangereux trotskystes
appelant à la grève à chaque jet de pierre sur le bouclier fiscal. Ces « cadres » sont, indépendamment de la succession des ministres, la condition sine qua non de
toute réforme, précisément parce qu’ils sont, avec les recteurs, les garants de la mise en oeuvre de la réforme. A la différence des enseignants, ressource « si peu
flexible et au rendement proche de zéro » (selon la vision éclairée du ministre de l’Education nationale et de l’extinction des psychologues scolaires), à la différence des enseignants disais-je, l’expression
« devoir de réserve » n’est, pour ces cadres là, pas un vain mot. C’est pourquoi leur dernier communiqué de presse est un signal très fort dans le bras de fer qui oppose
l’ensemble des acteurs du système éducatif à leur ministre l’Oréal. Luc Châtel, ancien DRH de chez l’Oréal, devrait pourtant savoir que quand le mécontentement atteint ce
niveau-là de l’exécutif d’une entreprise, il est grand temps de demander conseil à Eric Woerth pour trouver une île paisible sur
laquelle aller se faire oublier quelques temps. » Que dit donc ce communiqué de presse des inspecteurs d’Académie, en date du 16 juin dernier ? « On nous demande de supprimer des postes alors que lutter contre l’échec
scolaire et la violence à l’école suppose plus d’adultes et plus d’éducation dans les établissements. On nous demande d’augmenter les effectifs des classes, alors que
la difficulté scolaire se traite avant tout par une pédagogie différenciée d’autant plus difficile à mettre en oeuvre que les effectifs sont importants. On nous demande de
fermer les petits établissements ruraux alors que la circulaire Balladur de 1993, jamais abrogée, interdit la fermeture de la dernière classe d’une commune. On nous
demande de ne plus scolariser les enfants de moins de trois ans alors que toutes les études montrent les effets bénéfiques d’une scolarisation précoce dans les milieux les plus
défavorisés. On nous donne en exemple le modèle finlandais dont la formation des enseignants est un élément clé de la réussite tandis qu’on réduit le temps de formation des
professeurs français. Comment expliquer cela aux parents d’élèves, aux enseignants ? Quelle en est la logique si ce n’est une logique uniquement budgétaire ? Dès lors,
les inspecteurs d’Académie dont on ne peut douter de la loyauté s’interrogent devant les risques de dégradation du service public d’éducation dont les conséquences, à l’heure de la
mondialisation, se mesureront à terme sur les performances et la compétitivité de la France ! »
« La question des moyens n’est pas la réponse aux problèmes de l’Education
nationale aujourd’hui » , prétend Luc Chatel, cité par Les Echos : « Faux, rétorquent les syndicats, qui se focalisent sur
les 16 000 suppressions de postes de cette rentrée, portant à près de 50 000 le nombre de postes supprimés dans l’Education nationale depuis
2007. « L’Education nationale participe à l’effort collectif de la nation pour la réduction des déficits » , a justifié Luc Chatel. Mais cette politique
n’emporte pas l’adhésion des Français : d’après un sondage CSA commandé par le principal syndicat du primaire, le SNUipp-FSU, 80% d’entre eux pensent que
la politique de non-remplacement d’un enseignant sur deux partant à la retraite est une « mauvaise chose ». Mais Chatel et la clique des libéraux qui
nous gouvernent s’en fichent. Résultat : « Phènomène inédit, deux grèves sont prévues dès la deuxième semaine de cours. En plus de la journée de grève interprofessionnelle sur les
retraites, le 7 septembre, le SNES-FSU a appelé à la grève le 6 septembre dans les collèges et les lycées. « A rentrée exceptionnelle, réponse syndicale
exceptionnelle » , justifie le premier syndicat du second degré, qui s’oppose notamment aux réformes du lycée et de la formation des enseignants. Quand, sur ce dernier point,
Luc Chatel parle, lui, de « progrès » : cette réforme permet l’« élévation du niveau de qualification » et une « formation
dans la réalité de la classe » , assure le ministre. La « mastérisation », qui occasionne l’arrivée de professeurs débutants directement dans les classes, est vivement
dénoncée par la communauté éducative, jusqu’aux inspecteurs de l’Education nationale dont le principal syndicat, le SI-EN Unsa, parle d’« une crise de confiance
extrêmement forte entre les enseignants et le ministre de l’Education ». On ne saurait mieux dire ! Parlons donc de la « masterisation » que ce guignol de ministre ose
qualifier de progrès. Elle introduit d’abord une matière dont l’intitulé fait frémir : « Agir en fonctionnaire de l’Etat et de façon éthique et responsable. » On imagine ce que ça
peut signifier pour des sarkozystes ! « De nombreux professeurs, gênés par la nature non-disciplinaire et potentiellement idéologique de cette épreuve, risquent de ne plus être
volontaires pour participer aux jurys, commente le Forum des sociétés savantes. Pour
l’agrégation, l’adjonction de cette épreuve à l’une des épreuves orales disciplinaires pré-existantes induit une modification arbitraire du coefficient de celle-ci, préjudiciable aux équilibres
établis de longue date entre les sous-disciplines d’un même concours. Qui plus est, le poids de la compétence « Agir en fonctionnaire de l’Etat » varie en pourcentage de la note finale
du concours de 2,47% en lettres modernes à 8,33% en mathématiques, un comble pour l’évaluation d’une compétence non disciplinaire. » Du grand n’importe quoi ! Mais que dire de cette
brillante idée de lâcher des enseignants débutants seuls à temps plein devant une classe en ayant juste bénéficié d’une formation de… deux jours ? «On ne nous a expliqué que le 31 août
comment faire un cours, quelle longueur de trace écrite doivent conserver les élèves, etc., explique l’un de ces jeunes profs interrogé par Mediapart. Ça me fait très peur, je voudrais faire
les choses bien mais le gouvernement nous tire une balle dans le pied dès le début.» Une vraie catastrophe, vous dit-on ! »Julien, 28 ans, a hérité pour sa part de deux
terminales S et STG, en plus de sa seconde et de sa première, en contradiction avec les textes qui conseillaient aux chefs d’établissement de ne pas confier de classes à
examen aux débutants. Quant à son tuteur, il enseigne dans un lycée voisin, faute d’avoir trouvé un volontaire dans son propre établissement. Le principal syndicat du secondaire,
le Snes, opposé à la réforme, a en effet incité les enseignants à ne pas la cautionner et à refuser de devenir tuteur. La moitié des nouveaux profs d’histoire-géographie de
Créteil n’avaient ainsi aucun tuteur à la veille de la rentrée. «Les tuteurs sont censés assister aux cours de leur stagiaire au moins une demi-journée par semaine jusqu’à la
Toussaint, en plus de leurs 18 heures de cours à eux, décrypte Olivier Trannoy, maître formateur. Et en mars, ils devront laisser leur classe, deux semaines, à des étudiants
de master 2, pour suivre leur stagiaire, ce qui
explique aussi les
réticences.» Egalement très sollicités pour accompagner sur le terrain cette génération d’enseignants déboussolés, les inspecteurs sont inquiets. «On va vers une catastrophe,
s’exclame Patrick Roumagnac, secrétaire général du principal syndicat d’inspecteurs, le SI-EN-Unsa. On dit haut et fort qu’on prépare des incompétents, bons à
rien : imaginez l’image qu’on donne aux élèves et aux familles des enseignants qui seront dans les classes dès cette semaine !» Hélas, au final, ce sont vos enfants qui
paieront la note.
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