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Le blog d'education et de formation

Enseignement : les inspecteurs sont-ils compétents?

14 Septembre 2013 , Rédigé par mohamedمحمد

http://www.enseignons.be/actualites/2013/09/13/enseignement-les-inspecteurs-competents/

Enseignement : les inspecteurs sont-ils compétents?

diplome fleCarte blanche de Thibault Vanesse, enseignant.

Il semble se confirmer que lors de la correction de l’épreuve auxquels devaient se soumettre tant les inspecteurs en fonction que les candidats inspecteurs, le Selor a dû constater que seulement 4% avaient réussi. Soit une trentaine d’enseignants sur les 850. Le Selor a donc « pondéré » les questions afin d’arriver à un taux de réussite de près de 38%. Ce qui a permis d’ailleurs à un responsable du Selor d’affirmer que « ce résultat était habituel » au Selor. Il parlait évidemment du résultat « après pondération », qui en toute logique correspondait à l’objectif même de cette pondération.

On peut s’inquiéter de ce résultat. La Ministre avait affirmé qu’il était erroné de considérer que le CEB était trop facile parce que les résultats étaient bons. Je suppose qu’elle n’affirmera pas que le test du Selor était trop difficile parce que les résultats sont mauvais…

« On a nommé comme inspecteur  des personnes qui n’avaient donc pas les compétences »

Mais outre le fait que ces résultats sont inquiétants, ce qui l’est encore plus est que l’on a nommé comme inspecteur ou comme stagiaire inspecteur des personnes qui n’avaient donc pas les compétences attendues, et ce pour une fonction qui revêt une importance primordiale puisque ce sont les personnes qui sont garantes du niveau des études en Communauté française. Il est vrai que les tests externes montrent déjà à suffisance que ce niveau n’est pas atteint, mais seules quelques matières sont évaluées et l’on ne veut pas se servir de ces tests pour évaluer le niveau des études pour un établissement donné.

« Cette « pondération » introduit des injustices flagrantes »

Pire encore, cette « pondération » (que certains n’hésitent pas à appeler « manipulation ») introduit des injustices flagrantes, inacceptables dans un État de droit.

D’abord des inspecteurs qui n’avaient pas réussi l’épreuve initiale (avec 4% de réussites) pouvaient rester en place si aucun candidat n’avait réussi dans la branche dans laquelle il faisait fonction. Il se peut donc que pour certains inspecteurs faisant fonction, la nouvelle pondération a permis à un candidat de « réussir » et donc d’être désigné. Alors que cela n’aurait pas été le cas si la pondération avait eu comme objectif d’arriver à 20% ou à30 % de réussite.

Un autre cas tout aussi injuste : un candidat avait réussi (dans les 4%) et l’inspecteur faisant fonction n’avait pas eu cette « chance ». Grâce à la « nouvelle pondération », l’inspecteur faisant fonction « réussit » et évince le candidat qui avait réussi (beaucoup) mieux que lui. Puisque de manière assez incroyable une discrimination (positive?) avait été introduite. Il suffisait pour les inspecteurs faisant fonction de réussir pour être maintenu, même si un autre candidat réussissait mieux que lui.

Dernière injustice : si aucun candidat n’avait réussi pour une branche donnée, l’inspecteur faisant fonction restait en place, sans avoir réussi l’épreuve. Il se peut que si le Selor avait eu comme objectif d’arriver à un taux de réussite de 45%, un candidat aurait alors « réussi » et donc été désigné à la place de l’inspecteur faisant fonction.

« Il fallait désigner uniquement ceux qui avaient réussi réellement l’épreuve »

Pour résumer, et si la Communauté française avait respecté le Droit , il fallait désigner uniquement ceux qui avaient réussi réellement l’épreuve, soit une trentaine d’inspecteurs.

Et ensuite, soit organiser une nouvelle épreuve (dans le cas où celle-ci était en effet trop dure), soit offrir une formation pour tous ceux qui souhaitaient être à la hauteur des attentes du Selor.

Au lieu de cela, l’Enseignement se retrouve avec 251 inspecteurs dont seulement une trentaine ont prouvé leur compétence.

Seront-ils crédibles devant les enseignants et les chefs d’établissement?

 

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