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Le blog d'education et de formation

Universités privées Akhchichine sous pression

19 Juillet 2010 , Rédigé par mazagan Publié dans #مقالات واخبار

Universités privées

Akhchichine sous pression
 
· L’UIR et l’Université internationale de Casablanca mises en demeure

· Le ministre monte personnellement au créneau pour réaffirmer les principes



Le problème des universités privées est en train de se transformer tout doucement en un piège pour les autorités de tutelle, voire pour les établissements d’enseignement supérieur privé. La rentrée académique de septembre risque d’être polluée si, d’ici là, aucune solution n’est trouvée. Signe de la gravité de la situation, la question est désormais traitée au niveau du ministre de l’Enseignement supérieur qui enchaîne réunion sur réunion. La veille du week-end, vendredi 16 juillet, Ahmed Akhchichine avait convoqué la Commission nationale de l’enseignement supérieur, une instance paritaire qui réunit présidents des universités, représentants d’écoles privées et opérateurs économiques. Cette commission traite de toutes les demandes, qu’elles émanent du privé ou du public. C’est elle qui valide, en dernier ressort, les accréditations de nouvelles filières dans les facultés, les grandes écoles qui relèvent des universités, et dans les établissements privés.
La réunion a duré trois heures, et comme il fallait s’y attendre, le problème des entités qui se prévalent actuellement du statut d’université privée dans leur communication a accaparé une bonne partie des débats. Un président d’une université de Rabat a demandé une clarification au ministre qui présidait en personne la commission. Réponse de Ahmed Akhchichine: tant qu’il n’y a pas de texte réglementaire, ni de cahier des charges, personne ne peut se prévaloir du statut d’université. Deux jours plus tôt (14 juillet), à la Commission des autorisations, le même principe avait été réaffirmé. Décryptage: l’Université internationale de Rabat (portée par un groupe de MRE dont des profs installés en France et la CDG) comme l’Université internationale de Casablanca (portée par la Somed) n’ont aucun fondement juridique. Et en suivant cette logique, elles n’ont donc pas de base pour ouvrir en septembre. Mais dans les faits, elles ont lancé leur campagne de recrutement des étudiants et des professeurs.
Dernier détail important: aucune demande d’autorisation n’a été reçue par les services du ministère, ni par la commission qui instruit les dossiers d’ouverture des établissements d’enseignement supérieur, de la part des universités privées de Casblanca et de Rabat.
A la réunion de vendredi dernier, le ministre a assuré aux membres de la Commission nationale de l’enseignement supérieur qu’il veillera à l’application de la loi. Akhchichine a révélé au passage que ses services ont envoyé une mise en demeure aux promoteurs de ces établissements leur sommant de ne plus utiliser le qualificatif d’université privée dans leur publicité. Reste à savoir quel effet aura cette sommation. Les professionnels, eux, ont demandé au ministère de publier un communiqué officiel en bonne et due forme de manière à «donner la bonne information aux parents». Mais il semble qu’il y aurait quelques hésitations sur ce point du côté du ministère. «Sinon», prévient un opérateur, «nous allons sortir la grande artillerie».


Quelle célérité!


Au-delà du problème que posent ces universités privées, la question de fond tient au manque de célérité du ministère de l’Education nationale à mettre en œuvre la loi. Cela fait dix ans que les textes d’application de la loi sur l’enseignement supérieur attendent. Sur 44 décrets ou arrêtés prévus, seuls 3 ont été publiés.

Abashi SHAMAMBA

 

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