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Le blog d'education et de formation

Universités privées Akhchichine: «Il n’y a pas de polémique»

11 Juin 2010 , Rédigé par mazagan Publié dans #مقالات واخبار

Universités privées

Akhchichine: «Il n’y a pas de polémique»
 
· La création d’une université privée est subordonnée à des décisions réglementaires

-L’Economiste: Le débat actuel sur l'enseignement supérieur privé porte sur la définition même de ce qu'est une université privée. Comment la définissez-vous?
- Ahmed Akhchichine: C’est toute offre d’enseignement post-baccalauréat qui n’émane pas d’opérateurs publics. Au niveau de la formation, nous avons actuellement deux types d’opérateurs: le privé et le public. Pour celle qui nous concerne, c’est-à-dire l’offre privée, il y a deux filières. La première est placée sous la tutelle de l’autorité de la formation professionnelle. L’autre filière obéit aux normes de la réglementation, qui doivent respecter un certain nombre de standards relatifs notamment à l’encadrement.

- Que dit la loi à ce sujet?
- Pour l’enseignement privé, la loi prévoit deux profils d’offres. Le premier est constitué par des établissements qui demandent une autorisation pour des filières et des profils déterminés. Le second, qui fait l’objet d’un débat actuellement, a pour vocation la création d’une université privée. En tout cas, il n’y a pas de polémique, la loi est claire.
- C’est quoi une université privée?
- D’emblée on pense à un ensemble d’établissements intégrés à une même entité. Mais la création d’une université privée est subordonnée à des décisions réglementaires, à un décret de tutelle. Sauf que, il y a seulement deux ans, il n’y a jamais eu de vrais projets d’université. Bien évidemment, il y a eu des prospections sans que les projets soient bien ficelés.

- Qu’en est-il aujourd’hui?
- Aujourd’hui, il y a deux universités qui sont très avancées, notamment l’Université internationale de Rabat, en matière des normes pédagogiques et qui auront probablement leur autorisation pour l’année universitaire prochaine. Il y a aussi l’Université internationale de Casablanca, mais pour laquelle la partie pédagogique n’est pas encore suffisamment élaborée. Sur ce plan, le projet de Rabat est plus avancé. Par ailleurs, il y a aussi des manifestations d’intérêt qui ont été exprimées, mais qui n’ont pas encore fait l’objet de projet formalisé. Il faut dire que l’idée d’université n’est pas seulement une histoire d’agrégation, c’est un véritable campus obéissant à des normes déterminées avec vision d’évolution sur le long terme.

- La «plainte» des «Elus de l’enseignement supérieur privé» est-elle recevable?
- S’il y a des griefs qui sont fondés, il y a le recours auprès de l’autorité de tutelle ou même devant la justice. A ce jour, nous n’avons été saisis d’aucune demande dans ce sens.

Propos recueillis par Bachir THIAM
 
Envoyer à un amiImprimer cet article Universités privées Bagarre autour d’un label     Médiation bancaire, ce n’est pas le rush


© 2001 L'économiste

Universités privées

Bagarre autour d’un label
 
· Aucun cahier des charges ne précise les critères

· Tollé des représentants de l’enseignement supérieur privé

· Le ministre de tutelle ne tranche pas


C’est un véritable pavé dans la mare. Le communiqué de presse, rendu public, mardi 8 juin par les «Elus de l’enseignement supérieur», remet une couche à la polémique latente entre opérateurs de l’enseignement supérieur privé marocains. Déjà, lors de la réunion tenue le 26 mai dernier dans les locaux du ministère de l’Enseignement supérieur, sous la présidence du secrétaire général de ce département, Abdelhafid Debbagh, le collectif est longuement revenu sur la polémique de la réglementation des universités privées au Maroc.
Par la même occasion, ce collectif, des représentants de l’enseignement supérieur privé notamment IHEES, ESG, IGA, MCI, avait posé la légalité même des universités (universités privées internationales de Rabat et Casablanca, Mundiapolis, et International university of Agadir). A cette occasion, «le SG du ministère a confirmé solennellement qu’aucune autorisation d’ouverture n’a été délivrée aux dites universités». Le collectif en déduit donc que «les annonces publicitaires lancées par les soi-disant universités étaient mensongères». Il n’en fallait pas plus pour mettre le feu aux poudres. Pour Marouane Tarafa, PDG de la Somed, également à la tête du projet de l’université internationale de Casablanca, il y a contradiction dans la démarche des signataires de ce communiqué.
D’un côté, «ils nous qualifient de soi-disant universités», de l’autre ils disent «n’avoir rien contre ces projets d’investissement pour la réalisation des universités privées, qu’ils encouragent pour autant qu’elles respectent les démarches légales». Une évidence pour Tarafa, qui estime qu’«investir plus de 600 millions de DH dans un tel projet, ce n’est pas de la rigolade», d’autant plus que les différents projets mis en cause répondent à des besoins d’atomisation exprimés par les pouvoirs publics. «Il établit aujourd’hui que les 2/3 de l’investissement dans l’enseignement supérieur privé viendront du secteur privé».
Interpellés sur cette polémique naissante, différents responsables du ministère de tutelle ont botté en touche (voir entretien avec le ministre). En aparté, on explique simple que le communiqué de ce collectif met plutôt en cause une initiative qui émane d’autres acteurs. Par conséquent, le ministère dit ne pas être concerné. Mais ici et là, on avoue que cette offensive s’explique aussi par des considérations commerciales.
Hasard de calendrier? Mundiapolis, qui «répond à un besoin infrastructurel du pays», prévoit son inauguration officielle le 21 juin. De son côté, le même jour, l’université internationale de Casablanca, dévoilé le contenu de son offre MBA de management sportif, au programme de l’entrée universitaire, en octobre prochain.
En attendant les quatres filières de l'université (santé, ingénierie, tourisme, commerce et gestion) sont validées par les commissions dédiées du ministère.

Bachir THIAM




Un MBA en management sportif


Pour Tarafa, le MBA en management sportif au programme de la rentrée universitaire d’octobre prochain répond aux besoins de l’évolution de l’industrie du sport au Maroc. Cette formation, sur 12 mois, dispensée globalement en anglais, permet aux candidats de se spécialiser dans le management sportif. Il est fortement orienté à l’international pour permettre aux bénéficiaires d’avoir une vision plus large des modèles de management sportif.
Pour cela, l’université internationale de Casablanca s’adosse l’école d’études universitaires du Real Madrid. A ce titre, des professeurs vacataires de cette école dispenseront des cours à Casablanca.
Cette formation cible des diplômés désireux d’orienter leur carrière vers l’industrie du sport, des professionnels du secteur pour une mise à niveau de leurs compétences ou encore des athlètes de haut niveau en quête de reconversion… A 85.000 DH l’année, cette formation est de loin des plus compétitives en termes de rapport qualité/prix, défend-on. La même formation revient à 200.000 DH à Madrid. «Le challenge, c’est d’éviter l’élitisme en mettant la barre des prix très haut». A terme ce MBA permettra des débouchés multiples «avec des positions de leaders managériaux», en ce qu’il permet des spécialisations en marketing, management ou encore gestion des infrastructures sportives.
En attendant, les responsables de l’université internationale de Casablanca croient dur comme fer qu’ils ont vu juste. Car, avec leur projet, «la politique de transformation des clubs sportifs du pays en SA», s’en trouve renforcée.

B. T.

 
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© 2001 L'économiste - 

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