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Le blog d'education et de formation

Un enfant sur dix est en souffrance à l'école

29 Mars 2011 , Rédigé par mohamedمحمد Publié dans #موضوعات تربوية

Un enfant sur dix est en souffrance à l'école

Le Point.fr - Publié le 29/03/2011 à 08:42 - Modifié le 29/03/2011 à 09:32

Une étude réalisée pour l'Unicef démontre que le phénomène touche autant les ZEP que les autres établissements scolaires.

Un enfant sur dix est en souffrance à l'école

Selon l'Observatoire international de la violence à l'école, un élève sur dix se dit harcelé, victime de violences physiques et verbales répétées. © Pierre Heckler / Le Républicain lorrain

Neuf enfants sur dix se sentent bien à l'école, mais environ un sur dix (11,7 %) se dit harcelé, victime de violences physiques et verbales répétées, selon une étude de l'Observatoire international de la violence à l'école pour l'Unicef publiée mardi. "Un enfant sur dix est en souffrance à l'école", a déclaré Jacques Hintzy, président d'Unicef-France. "Il n'y a pas de sentiment général d'insécurité à l'école, mais il ne faut pas non plus minimiser le problème", a ajouté Éric Debarbieux, directeur de l'observatoire et auteur du rapport, mené en 2009-2010 auprès de 12 326 élèves de CE2, CM1 et CM2 âgés de 8 à 12 ans et issus de 157 écoles réparties sur huit académies.

D'après l'étude, les phénomènes de "victimation" restent plutôt limités puisque près de neuf élèves sur dix (88,9 %) déclarent se sentir "tout à fait bien" ou "plutôt bien" à l'école, et plus de sept sur dix disent n'être "jamais" victimes de violences ou "très occasionnellement".

Des conséquences graves

Mais pour une minorité d'élèves, la violence se fait sentir, souvent par de petites agressions répétées allant du vol de goûter aux insultes et menaces, mais aussi au racket, aux coups ou violences sexuelles. "Chaque petite agression a peu d'importance prise isolément, mais c'est la répétition qui fait que la situation devient grave", a expliqué Éric Debarbieux.

Le taux d'élèves victimes de harcèlement physique est estimé à 10,1 %, 71,8 % des élèves interrogés n'étant pas victimes de violences et 18 % l'étant occasionnellement.
67 % des agressions physiques sont le fait de garçons contre 20 % par des filles et 12 % par des groupes mixtes. Pour les violences verbales, près de deux tiers des élèves (65 %) se disent pas ou très peu concernés comme victimes, tandis que 14,4 % le sont modérément ou fréquemment.

Au total, 11,7 % des élèves interrogés sont victimes de violences répétées à la fois physiques et verbales et deviennent les "boucs émissaires" ou "souffre-douleur" d'une classe, et ce, quelle que soit la sociologie de l'établissement.

"C'est un autre gros enseignement de l'étude : il n'y a pas plus de harcèlement dans les écoles classées ZEP (éducation prioritaire, les plus en difficulté) que dans les établissements 'normaux'", ajoute Éric Debarbieux.

Enquête de victimation

L'étude met également en garde contre les conséquences scolaires (décrochage, absentéisme), mais aussi psychologiques, à long terme. Une faible estime de soi et des tendances dépressives sont beaucoup plus fortes pour les adultes ayant été harcelés autrefois, selon le rapport. "C'est un vrai problème de santé publique qu'il faut traiter de manière préventive", dit-il.

Fin janvier, plusieurs personnalités, dont le pédopsychiatre Marcel Rufo et le sociologue, philosophe et écrivain Edgar Morin s'étaient alarmés, dans une lettre au ministre de l'Éducation nationale, des phénomènes de "souffre-douleur", de "bouc émissaire" et de brimades entre élèves. Ils proposaient d"'organiser une consultation nationale permettant" de trouver des solutions. La semaine dernière, le ministère a lancé une enquête de "victimation" dans le second degré, qui sera publiée tous les deux ans et concernera 18 000 élèves et personnels de 300 collèges.

source
http://www.lepoint.fr/societe/un-enfant-sur-dix-est-en-souffrance-a-l-ecole-29-03-2011-1312600_23.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20110329

 

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