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Le blog d'education et de formation

Un congé exceptionnel pour le pèlerinage? Emploi et Carrière Un congé exceptionnel pour le pèlerinage? · Pas de dispositions dans le code du travail, mais des statuts et conventions collectives

12 Octobre 2010 , Rédigé par mohamedمحمد Publié dans #مقالات واخبار

Emploi et Carrière

Un congé exceptionnel pour le pèlerinage?
 
· Pas de dispositions dans le code du travail, mais des statuts et conventions collectives

· Une faveur accordée une seule fois au cours de la carrière professionnelle


Chaque année, ce sont des milliers de cadres et d’employés qui, pour cause de pèlerinage à la Mecque, abandonnent leurs postes de travail pour accomplir leur devoir religieux. Les premiers départs, concernant 30.000 pèlerins, sont programmés à partir de la semaine du 18 octobre. Des pèlerins dont l’absence peut durer plus d’un mois. Au cours de cette période, le poste reste vacant et la responsabilité incombe aux autres collaborateurs. A-t-on donc le droit de quitter son poste pour une telle durée? Et pour quelle rémunération?
Une question qui ne préoccupe nullement les professionnels libéraux, qui ont la possibilité de s’absenter de leur travail, pour la durée qu’ils choisissent, puisqu’ils travaillent pour leur propre compte. Mais qui intéresse énormément les fonctionnaires publics, cadres et personnels des entreprises.
«Aucune disposition du code du travail n’oblige une entreprise à accorder un congé pour le pèlerin. Toutefois, il existe des statuts portant sur les fonctions publiques qui leur permettent de bénéficier de ce congé», explique Omar Benbada, consultant en relations professionnelles et législation du travail. Ces jours de congé sont intégralement rémunérés par l’employeur. De même, ils sont considérés comme du temps de travail effectif pour le calcul des congés payés et de l’ancienneté.
Dans les fonctions publiques, la réglementation de ces périodes de congé exceptionnel est fixée par les statuts organisant la fonction.
Par exemple, pour les salariés de l’Office de la formation professionnelle et de la promotion du travail (OFPPT), ils ont tous le droit de bénéficier d’un congé payé pour accomplir leur pèlerinage. Selon l’article 64 du statut de l’Office, «des congés exceptionnels ou permissions d’absence peuvent être accordés aux agents… désireux d’accomplir le pèlerinage aux Lieux saints de l’Islam. Cette autorisation n’est accordée qu’une seule fois au cours de la carrière et pour une durée n’excédant pas un mois».
Les fonctionnaires profitent aussi de ce privilège, qui tire ses origines de l’article 41 du Dahir portant sur le statut général de la fonction publique. Ce dernier stipule que «les congés exceptionnels ou permissions d’absence peuvent être accordés à plein traitement, sans entrer en ligne de compte dans le calcul des congés réguliers, aux fonctionnaires musulmans désireux d’accomplir les pèlerinages aux Lieux saints».
Par ailleurs, le statut de la magistrature confère le même droit aux magistrats, mais avec une durée de congé de deux mois qui ne pourra désormais être valable qu’une seule fois au cours de leur carrière.
Dans les entreprises privées, les conventions collectives remplacent les statuts, mais elles ne sont pas généralisées dans tous les organismes. La décision dépend largement de la bonne volonté de l’employeur. Dans certains cas, les cadres sont obligés de sacrifier leurs congés annuels pour cet événement. Dans d’autres, les congés de pèlerinage sont accordés et même appuyés par une allocation dédiée par l’entreprise pour l’occasion. «Ecartant le volet juridique qui me confère le droit de refuser ce congé exceptionnel, mon côté humain m’empêche de priver un salarié de ce droit. C’est une occasion qui se présente une fois dans la vie, surtout avec le système du tirage au sort instauré par le gouvernement», affirme un chef d’entreprise.
Dans ce cadre, les entreprises sont confrontées à un vrai dilemme. Entre austérité et flexibilité, elles ne veulent pas faire entrave à l’accomplissement d’un devoir religieux, au même temps elles craignent les abus du personnel.


Quel impact sur l’entreprise?


Chaque année, l’observance du «devoir religieux» pousse des milliers d’agents de l’Etat à déserter les services, abandonner leurs postes de travail, pour aller en pèlerinage à la Mecque, un des cinq piliers de l’Islam. Les absences de ces collaborateurs peuvent influer négativement sur l’activité de l’entreprise. Dans ce sens, la disponibilité des ressources humaines devrait ne point faire défaut. L’entreprise devra penser au remplacement de ces agents par des intérimaires bien formés, afin d’éviter toute perturbation de la bonne marche du travail. Aussi, il faudra préparer le salarié à la reprise avant qu’il ne parte. Des petites réunions organisées la veille du départ, visant l’élaboration d’une feuille de route et la redéfinition des objectifs, s’avèrent utiles.

Intissar BENCHEKROUN

 
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