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Le blog d'education et de formation

Transparency Maroc Le Maroc bien installé dans la corruption

27 Octobre 2010 , Rédigé par mohamedمحمد Publié dans #مقالات واخبار

Transparency Maroc

Le Maroc bien installé dans la corruption
 
· Sur 178 pays, le Royaume occupe la 85e place

· Il est dépassé par 7 pays arabes



LA corruption se porte bien au Maroc. C’est la conclusion dégagée par les responsables de Taransparency Maroc (TM), lors de la présentation aux médias, hier à Rabat, des résultats de l’Indice de perception de la corruption (IPC) pour l’année 2010. Un classement publié chaque année, depuis 1999, par Transparency International (TI). Le travail est basé sur des enquêtes effectuées par des agences internationales indépendantes spécialisées dans le domaine. Après évaluation, une note sur 10 est accordée aux pays concernés, ce qui va permettre d’établir leur classement. Pour le cas du Maroc, 6 enquêtes ont été réalisées au titre de l’IPC pour cette année. « Notre pays a obtenu une note de 3,4 sur 10, ce qui le place au 85e rang », précise Azzedine Akesbi, membre du conseil national de l’Organisation. Par rapport à l’année précédente classé en 89e position, le Maroc a amélioré peu son score de 0,1 point. Insuffisant.
Pour Akesbi, le Maroc figure parmi les pays où sévit une corruption endémique devenue structurelle touchant une grande partie des secteurs. « La note obtenue par la Maroc confirme son enlisement dans une fourchette située entre 3,5 et 3,2 au cours des huit dernières années », rappelle-t-il. Comparé à des pays similaires, le Maroc se situe à la huitième place parmi les 17 pays arabes. En tête se trouve le Qatar classé déjà premier l’année précédente. Il est suivi des Emirats arabes unis, Oman et Bahreïn. Au Maghreb, la Tunisie arrive avant le Maroc. «Ceci confirme les contre-performances enregistrées par le Royaume dans les autres indicateurs internationaux afférents à la corruption, à la transparence budgétaire, au climat des affaires et à la gouvernance», lit-on dans un communiqué de l’organisation marocaine.
Sur les causes de la dégradation de cette situation, Transparency avance l’absence de la volonté chez les décideurs de combattre effectivement la corruption. Sur ce volet, Rachid Filali Meknassi, président de TM, évoque plusieurs exemples. Il s’agit notamment de la création de l’Instance de prévention de la corruption dont les marges d’action sont très limitées du fait qu’elle est dépourvue d’autonomie et de moyens. A cela s’ajoutent les mesures de façades pour le contrôle, l’impunité et une réforme de la justice à la traîne. « Ce constat est corroboré par les scandales qui attestent régulièrement aussi bien de l’ampleur de la dilapidation des biens publics que de la soustraction fréquente des bénéficiaires et des autorités publiques concernées à toute reddition de compte judicaire ou politique », explique le communiqué de TM. « Les secteurs les plus touchés par la corruption ont été déjà identifiés par les résultats du Baromètre de la corruption pour l’année 2009 », rappelle la direction de l’Organisation. Il s’agit des services de la police, la justice, la santé et d’autres services publics. Pour sortir de cette situation, cela nécessite la mise en place d’une stratégie pour éradiquer la corruption de la société marocaine. L’élaboration de cette vision doit se faire en concertation avec le gouvernement et les autres parties de la société concernées, notamment la société civile et les acteurs économiques. Ce qui n’était pas le cas pour le plan d’actions de lutte contre la corruption rendu public dernièrement par le gouvernement. Pour les responsables de TM, ce plan ne dispose pas de vision, il s’agit simplement d’une liste de mesures dont le timing et les moyens de leur exécution font défaut. Pour Akesbi, le Maroc va connaître deux événements de grande importance qui peuvent constituer l’occasion de procéder à l’évaluation rigoureuse de la lutte contre la corruption et les priorités qu’elle réclame. Il s’agit de désigner le Maroc parmi les premiers pays qui feront l’objet d’évaluation des progrès enregistrés dans la mise en œuvre de la convention contre la corruption et la tenue à Marrakech en octobre 2011 de la Convention des Etats parties.


La Chine, mal notée


SUR le plan international, dans l’IPC 2010, le Danemark, la Nouvelle-Zélande et Singapour arrivent en tête du tableau avec un score de 9,3. Certains pays développés sont mal classés eu égard de leur héritage démocratique.
C’est le cas du Japon, situé en 17e position juste avant Qatar qui est talonné par la Grande Bretagne. Alors que l’Italie occupe la 67e place. Tandis que la Chine se trouve au 78e rang.

Nour Eddine EL AISSI

 
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