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Le blog d'education et de formation

Théorie sociale cognitive (TSC)

5 Juin 2012 , Rédigé par mohamedمحمد Publié dans #موضوعات تربوية

http://educa24.net/bb/thread-306.html

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 Théorie sociale cognitive (TSC)




I. Origine de la théorie :

Albert Bandura, fondateur de cette théorie, a obtenu son doctorat de l’université d’Iowa en 1952. En 1953, il se verra offrir un poste à l’université de Standford ou il enseigne depuis. En 1986 Bandura publiera son livre : « Social Foundation of Thought and Action : A Social Cognitive Theory. », et lancera du même coup sa théorie sociale cognitive (TSC).


La TSC provient de la psychologie et tire ses racines du behaviorisme et de la psychologie sociale. Le behaviorisme fut l’objet d’un débat important sur la possible existence de processus médiateurs entre le stimulus et la réponse; en effet les opinions étaient divisées à savoir si le comportement n’était que la conséquence de renforcements et de punitions ou s’il pouvait antérieurement avoir été initié par un feed-back.

Certains psychologues avaient déjà proposé la notion de médiateur : on peut penser à William James[1] avec sa notion d’habitude, Freud avec sa notion de pulsion, Tolman[2] avec celle de la cognition. En 1930, Tolman défendit l’idée qu’une autre variable intervenait comme médiateur entre le stimulus et la réponse; il introduisit alors le concept d’attente. Avec l’introduction de la cognition, les trois variables du comportement se trouvaient réunies pour l’élaboration de la théorie de l’apprentissage social (TAS) qui allait donner naissance à la théorie sociale cognitive. La TAS présentait les fondements de l’apprentissage : renforcement, punition, extinction et imitation d’un modèle. Miller et Dollard ajouteront que, le comportement est également motivé par certains besoins (drive)[3] , et que la réponse d’un organisme peut servir de stimulus à un autre. Les travaux de Miller et de Dollard préparèrent la route à une avalanche de nouvelles versions de la TAS. Par la suite, on passa du développement de modèles théoriques aux études empiriques.


Contrairement aux béhavioristes, la TAS spécifiait l’existence d’un médiateur entre le stimulus et la réponse, affirmant le rôle prépondérant de la cognition dans cette approche: l'’être humain n’est plus seulement un jouet de l’environnement mais un individu possédant un système de contrôle prévalent sur une réponse comportementale face à un stimulus. Même s’il existe différentes versions de la TAS, toutes s’entendent sur trois principes de base :


* Principe 1 : La conséquence de la réponse (telle que la récompense ou la punition) influence la probabilité de la reproduction du même comportement dans une situation donnée; principe également partagé par le béhaviorisme.


* Principe 2 : Les être humains apprennent par observation et imitation; de plus, ils peuvent apprendre en participant personnellement à cet apprentissage. On donnera le nom d’apprentissage vicariant à ce type de comportement, principe qu'aucun béhavioriste classique n’aurait accepté.


* Principe 3 : Les individus ont tendance à modeler leurs comportements en observant certains autres auxquels ils peuvent s’identifier; cette indentification se fait en fonction de l’évaluation du niveau de similarité qu’une personne a envers une autre, ainsi que du niveau d’attachement liant cette personne à une autre. En d’autres mots, plus une personne a des points communs avec vous, plus vous lui êtes attaché, et plus vous aurez tendance à imiter ses comportements.


Jusqu’en 1986, Bandura, contribuera à l’élaboration de la TAS. Il mettra l’accent sur le concept de cognition. Il insistera par la suite sur la façon dont enfants et adultes traitent l’information dans leurs rapports sociaux et dont par la suite ces cognitions influenceront leur développement et leurs comportements.

De plus, Bandura intégrera la notion d’apprentissage vicariant à cette théorie. Il développera les concepts de déterminisme réciproque, d’efficacité personnelle ainsi que l’idée d’une variation temporelle entre la cause et l’effet (contrairement aux behavioristes qui croyaient qu’il n’y avait pas de délai entre le stimulus, (la cause), et la réponse, (l’effet)).



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