Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Le blog d'education et de formation

Rapport Unicef sur le système éducatif

29 Juin 2010 , Rédigé par mazagan Publié dans #مقالات واخبار

Rapport Unicef sur le système éducatif Pourquoi l’école rebute tant · L’abandon scolaire encore important! · Un rapport détaillé de l’Unicef Quel est le système éducatif le mieux adapté au Maroc? Quelles réformes encore possibles, voire les enjeux de l’école de demain? C’est à ces questions et à d’autres que l’Unicef a livré des pistes de réflexion. En effet, l’organisation internationale a rendu public, hier lundi à Marrakech, un rapport exhaustif de plus de 300 pages sur le système éducatif au Maroc. Cette présentation a été réalisée lors de la 3e réunion des pays de la région Mena (Moyen-Orient et Afrique du Nord) qui se tient à Marrakech. Le document réalisé par les experts du bureau de l’Unicef Mena s’intitule «Ecole du respect: réforme, participation et innovation dans le système éducatif marocain». Pour les besoins de ce rapport, la réforme engagée depuis presque 10 ans par le Maroc dans le domaine éducatif a fait l’objet d’une sérieuse analyse. Rappelons par ailleurs que le ministère de l’Education nationale est engagé dans un programme d’urgence 2009/2012. Mais quid du rapport? Parmi les chapitres les plus critiques du système éducatif, l’on retient celui des défis de l’école de demain. Un volet élaboré sur la base de recommandations d’instituteurs, de directeurs d’écoles, d’inspecteurs et d’élèves. L’abandon scolaire, les droits de l’élève, la formation continue, le volet pédagogique, la gestion des classes, la méthodologie d’évaluation au cas par cas, l'implication de l’élève dans la prise de décision pédagogique… sont autant de pistes pour améliorer l’existant. Selon le rapport, en dépit des efforts entrepris, la généralisation de l’enseignement n’est pas encore un objectif atteint à 100% auprès de l’ensemble des régions. D’ailleurs, la Banque mondiale s’est inquiétée récemment de ce phénomène. Pour les enfants ayant plus de 10 ans, seuls 41,9% suivent leur scolarité en milieu rural contre 71 dans les zones urbaines. D’après le rapport, la pauvreté et l’emploi des enfants en bas âge sont le principal facteur de déperdition. L’artisanat, l’agriculture (450.000 sur 600.000 enfants travaillent dans les champs), le travail domestique… sont les principaux recruteurs. Selon l’étude, à l’échelle nationale, 11% des enfants âgés entre 7 et 14 ans travaillent. 90% des enfants qui travaillent sont analphabètes. Pour les petites bonnes, elles sont estimées à plus de 60.000 fillettes. L’abandon scolaire s'explique aussi par la précarité des écoles et le manque d’infrastructures de base telles que les toilettes, la pauvreté des familles, la perception négative des parents envers l’école (violence, châtiments corporels, viols, agressions de tous genres…) et les mariages précoces pour les filles. En 2007, plus de 9.000 écoles manquent des rudiments des infrastructures et des conditions d’hygiène. En milieu rural, 60% des écoles ne sont pas raccordées à l’électricité. En plus, 80% des écoles rurales sont dépourvues de toilettes convenables. 75% de ces écoles n’ont pas accès à l’eau potable. Déperdition Certes les déperditions liées à l’abandon scolaire baissent d’une année à l’autre, mais les taux restent inquiétants. En effet, pour l’année 2008-2009, le taux de déperdition a été de 4,6% dans le primaire. Au niveau des collèges, ce taux a été de 13,1% contre 14,1% dans les lycées. Ces taux s’expliquent notamment par la complexité de certaines matières, le déficit en infrastructures, une approche pédagogique archaïque, l'absentéisme des enseignants, l’absence d’accompagnement personnalisé pour les élèves en difficulté et surtout un système basé sur l’apprentissage par cœur. La «surcharge» des classes explique également l’abandon. Plus de 30% des écoles de la région de Tanger comptent plus de 41 élèves par classe. Amin RBOUB Envoyer à un amiImprimer cet article Les médecins privés boycottent l’AMO L’Unicef recommande des bonus/malus © L'économiste -

Partager cet article

Commenter cet article