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Le blog d'education et de formation

Quel enseignement pour nos enfants?‏

30 Septembre 2010 , Rédigé par mohamedمحمد Publié dans #موضوعات تربوية

Courrier des Lecteurs
 
Quel enseignement pour nos enfants?

· Les belles années 80…

J’ai lu avec grand intérêt l’article concernant le collège Ibnou Toufail. Je salue le rédacteur pour cette initiative et pour l’analyse claire et les déductions logiques qu’il a faites.
Mon intérêt vient surtout du fait que j’ai passé quelques mois de ma vie estudiantine à l’école Anas Ibnou Malik avant de migrer vers Imame Malik pour des raisons de proximité. J’ai aussi passé trois belles années de ma vie au collège Ibnou Toufail.
Pendant les dernières années, et à chaque fois que je passais devant ce bel établissement, j’étais empli de fierté et de nostalgie de cette belle époque. Plusieurs souvenirs sont restés gravés dans ma mémoire ; des belles cours de récréation, des multiples arbres plantés ici et là, des larges escaliers et des grandes salles de classes ensoleillées.
Je me rappelle aussi de beaucoup d’événements et d’anecdotes qui datent des années quatre-vingt. Les professeurs étaient fiers de leur métier et motivés par la volonté de faire de nous des hommes et des femmes aptes à prendre la relève.
Et ces terrains de sport où l’on pouvait jouer tous genres de sports collectifs (mini-foot, volley-ball, hand-ball, basket-ball et même rugby). Quand je vois actuellement ces nouvelles écoles privées que l’on dit huppées et sélectives et qui taxent les parents par des sommes vertigineuses, j’ai un sentiment de claustrophobie et de nausée. Voila une autre raison pour laquelle on n’arrive plus à produire de talents dans le domaine de l’athlétisme et du foot. Les écoles sont de plus en plus microscopiques, les enfants n’arrivent plus à jouer pendant la récréation et ne peuvent plus faire d’activités sportives.
Quand j’ai l’occasion de séjourner en Europe, je regarde avec respect ces anciennes écoles qui sont parfois multi centenaires et qui constituent une preuve tangible et indestructible que le développement de ces pays ne date pas d’hier.
C’est une grave erreur que de rendre l’enseignement primaire élitiste. Actuellement, l’école publique concentre son effort sur l’aspect quantitatif en “sous-traitant” le côté qualitatif à l’école privée. C’est agréable de dire aux autres peuples que nous avons pu réduire le taux d’analphabétisme, mais c’est utile pour notre développement d’assurer la qualité de cet enseignement fourni au peuple.
Les signes que notre société va mal commencent déjà à se faire sentir: manque de civisme, incapacité à prendre la parole en public, faiblesse et manque de créativité dans tous les domaines, égoïsme, opportunisme, recrudescence de la criminalité...
Malheureusement, ce ne sont pas de simples spots radio qui vont rendre les gens plus civiques et ce n’est pas un coach chèrement payé qui va construire une belle équipe nationale. Ça se travaille à la base.
A.G.

· Restaurer l’équité sociale

La défaillance de l’école publique a poussé certains parents soucieux de l’avenir de leurs enfants à investir des sommes énormes dans des écoles françaises. D’autres parents incapables de débourser ces sommes et tout aussi soucieux de l’avenir de leurs enfants traînent leurs enfants à l’école publique et gardent une lueur d’espoir que cette réforme aboutisse! D’emblée, deux grands problèmes sont à soulever, le premier touche à notre identité car ce système français apprend aux enfants à parler un bon français, au détriment de la langue arabe. Comment ces enfants apprendront-ils à les respecter et pratiquer leur religion? Comment ils apprendront à aimeur leur pays et leur culture?
Aujourd’hui, l’hégémonie du français et de l’anglais a laissé peu de place à notre langue pourtant riche et importante pour le façonnement de notre identité. Aujourd’hui, le marché du travail est plus exigeant au niveau de la langue française que de la langue arabe, ce qui laisse peu de place aux diplômés de l’enseignement public.
Il est donc impératif aujourd’hui de mettre les bouchées doubles pour faire aboutir cette réforme et restaurer l’équité sociale. Sinon, l’afflux vers ces écoles s’accroîtra et l’écart social continuera de se creuser.
L.M.

· Quotas

Si notre enseignement public n’adopte pas en urgence un plan de réforme pour mettre à jour et rehausser notre niveau d’enseignement, l’engouement vers le système français va s’accentuer dans les années à venir. Et pourtant, le réseau français au Maroc est en train de se saturer pour les raisons suivantes: la qualité de l’enseignement, l’accès facile et direct aux écoles et universités françaises, au moment où le gouvernement français commence à adopter un système de quotas et des mesures sélectives pour les bacheliers marocains.
Y. A.

Un secteur privé performant


Les places dans les écoles supérieures et instituts supérieurs publics sont limitées par rapport au nombre de bacheliers qui décrochent leur baccalauréat annuellement. Le secteur privé présente une opportunité pour les familles relativement aisées. Ce secteur privé présente l’avantage de choisir des spécialités qui collent aux besoins du marché de l’emploi. Les étudiants y ont une obligation de présence, ce qui rend l’enseignement plus sérieux. De plus, les faibles effectifs incitent à l’étude et à l’apprentissage, d’où une augmentation des taux de réussite et une plus grande chance d’être inséré dans le monde professionnel.
S.B.


Retraite à 65 ans

· Une très bonne chose

Je considère que la retraite à 65 ans est une très bonne chose: outre l’intérêt de la ou des caisses de retraite, il s’agit de l’intérêt de l’administration. En effet, c’est l’occasion d’éviter que l’on se «débarrasse» d’un fonctionnaire performant et productif. Il faut seulement distinguer entre le cadre supérieur et l’employé, ce dernier seul devrait partir à 60 ans, car il faut moderniser l’administration par des jeunes diplômés qui seront plus tard des cadres. Pour le privé, la loi devrait laisser à l’entreprise la liberté de déterminer la règle appropriée en fonction de son intérêt. On ne peut pas lui imposer de maintenir à son poste un employé improductif.
Les professeurs de facultés sont des cas particuliers, comme les magistrats. La retraite des professeurs titulaires de chaire est prévue à 65 ans. Peut-on donc étendre la retraite de ces derniers à 70 ans puisque 65 ans est déjà la règle pour eux? Signalons que la plupart des professeurs prennent leur retraite à 65 ans mais vont toujours à la faculté donner leurs cours gratuitement.
Il s’agit en fait des professeurs qui ont atteint le plafond des cotisations permettant de percevoir le plein salaire. Mais dans tous les cas, ce serait une très bonne chose de reporter le délai de départ à 70 ans, tout en nuançant entre ceux qui ont atteint la pleine cotisation et les autres. Quant aux professeurs assistants, leur retraite, actuellement étant à 60 ans, serait étendue à 65 ans pour une application de la règle de base, mais pourrait être étendue à 70 ans s’ils parviennent à atteindre le rang de professeur.
H.C.

· Discussions et débats

Il est important de discuter de l’impact de cette décision, que cela soit sur la qualité de vie des retraités ou encore de ceux qui vont le devenir bientôt. Le parlement doit jouer pleinement son rôle et voir si 65 ans n’est pas un “peu trop”. Certes, avec l’amélioration des conditions de travail, 65 ans parait raisonnable. Il me paraît plus sage de fixer cet âge limite en fonction de la nature des tâches réalisées par l’individu.
Il est inconcevable de mettre dans la même catégorie un ouvrier mineur et un cadre administratif ou encore un chauffeur poids lourds et un banquier. Les cotisations retraites devraient être calculées en fonction de cela. Avec l’augmentation de l’âge de la retraite, l’Etat doit en principe augmenter ces ressources. Pour se faire, il faut bien qu’il cède quelque chose. Là c’est bien les centrales syndicales qui devront peser pour la réalisation de certaines de leurs revendications.
Les Marocains dans cette conjoncture ont de la chance puisque nos amis français vivent ce débat en même temps que nous. Essayons d’être aussi matures qu’eux et d’élever le niveau de la discussion et du débat.
M.B.

· Pas aussi aisé qu’on le pense

La commission technique chargée de la réforme du secteur de retraite, se réunit assez souvent. La toute dernière réunion date du 17 septembre dernier. Les membres traitent de la possibilité de report de la réforme structurelle jusqu’à l’an 2016 afin de bien préparer les caisses à ladite réforme.
Il s’agit d’une augmentation des taux de pension minimum garantis ainsi que des taux de cotisations. La prolongation de l’âge de la retraite à 65 ans n’est pas obligatoire. Selon les statistiques des caisses de retraite, la date d’épuisement de réserves de la plus déficitaire des caisses (CMR) est prévue pour 2019. Toute réforme dans n’importe quel secteur n’est pas aussi aisée qu’on le pense. Oui, je suis d’accord mais on peut toujours allonger l’âge de la retraite dès maintenant, tout en pensant à préparer les caisses déficitaires (appel aux crédits) et en pensant à augmenter les cotisations.
N. R.


Compétitivité: Le Maroc perd deux places

· Mauvaise gestion

Le manque de compétitivité du Maroc s’explique par plusieurs raisons: la prédominance de la culture traditionnelle concernant la gestion et l’organisation des entreprises, la mauvaise gestion: gaspillage des ressources, centralisation de décision, ..., les produits de faible qualité, l’absence de RH qualifiées. Sont à mettre en cause également la bureaucratie, un coût d’approvisionnement, de production et de distribution élevé et le faible rôle joué par les banques.
R. T.

· Coût énergétique

On continue à produire moins avec un coût élevé malgré le faible niveau de la charge salariale par rapport à d’autres pays. La réduction de la compétitivité peut être expliquée par plusieurs facteurs comme l’insuffisance du soutien de l’Etat en amont et en aval, le coût énergétique, l’importation presque totale des intrants et des machines. Mais il existe certainement des facteurs liés au processus productif.
O. R.

· La formation fait défaut

Le principal souci du Maroc est la pénurie de gens formés et donc moins compétitifs.
P. H.

· Le Maroc ne protège pas ses investisseurs

C’est désormais l’idée confortée par deux rapports importants, le premier rapport de la banque mondiale (doing bussiness) qui a classé le Maroc à la 165e place parmi 183 et le dernier du WEF qui nous traîne à la 122e place sur 139 pays. Le Maroc doit mettre les bouchées doubles pour régler les principales questions pointées par ces rapports (divulgation de l’information, facilités de poursuite judiciaires, responsabilité des dirigeants..) qui enfoncent notre classement et nuisent à notre image auprès des investisseurs. Un programme comme celui de l’amélioration du climat des affaires mené par le ministre Nizar Baraka doit intégrer cette donne comme priorité et axer son action sur son amélioration. Notre pays a mené un travail honorable pour drainer un nombre important d’investisseurs (cadre fiscal favorable, amélioration des infrastructures, assaut de nouveaux marchés, forte présence à l’international..). Il serait donc important de continuer sur cet élan et créer un cadre de protection exemplaire pour ceux qui on fait confiance à notre pays. Comme dernier message, il est clair que pour être compétitif il ne suffit pas d’investir pour une plateforme logistique performante, il faudrait encore trancher sur des questions vitales économiques et sociales.
C. E.


· Santé maternelle: Encore du travail

En 1979, une proche de la famille voulait accoucher. A cette époque, les sages femmes avaient un tarif spécial pour l’après-accouchement (sans parler du bakchich déboursé avant l’accouchement et des conditions d’hygiène...). Les patientes qui voulaient passer la nuit sur le lit devaient débourser 20 DH et celles qui manquaient de moyens restaient “à terre toute la nuit”. Récemment un très cher ami qui effectuait un stage en maternité à l’hôpital le plus connu de Casablanca m’a décrit la situation de l’intérieur. Chers citoyens, de quels objectifs on parle et de quel millénaire? Les conditions d’hygiène sont frappantes, la corruption est devise courante (sauf que son montant s’est multiplié). Les patientes sont très mal traitées, malgré toutes les peines qu’elles ressentent. C’est un souk où tout le monde veut tirer sa part.
C’est donc le même hôpital des années 70 et la santé maternelle s’est peut-être améliorée dans les cliniques privées mais dans les hôpitaux, la situation est loin d’être satisfaisante.
La ministre de la santé aurait mieux fait de prospecter ces hôpitaux à l’improviste (et ce avant les cliniques privées), pour éradiquer ces comportements indignes, vraiment indignes des citoyens et d’un pays qui a mis le développement humain au centre de ses préoccupations.
Y.R.

· Le calvaire

Dans la série des articles consacrés à la question de la fiscalité, j’ai d’abord remarqué un certain déliement des langues dû très probablement au changement, sans regret, à la tête de la direction générale des impôts. Les contribuables peuvent enfin parler, critiquer, proposer…sans craintes de représailles. Ensuite, j’ai relevé que les maîtres-mots sont: qualité des vérifications et contrôles assurés par des inspecteurs mieux formés… Là-dessus permettez-moi d’en douter, tout au moins à court et moyen terme, quant à la véracité du propos. Pour ne pas dire des intentions et volontés de réaliser cet objectif tellement les garanties légales du contribuable sont bafouées à l’occasion d’une vérification fiscale qui est, dans la quasi généralité des cas, vécue comme un véritable calvaire s’étalant sur plusieurs années et durant lesquelles vous êtes obligés de supporter les caprices d’inspecteurs souvent mal formés, la mascarade des commissions locales et, dernièrement, celle de la commission nationale qui, vidée de sa substance, est devenue une simple caisse de résonance. Donc tout cela est à revoir, corriger et il faut rétablir l’équilibre entre administration fiscale et contribuables, considérés jusque-là comme étant de simples assujettis ……à la volonté du fisc.
F.E.
 
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