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Le blog d'education et de formation

Que faire après le bac: L’erreur peut être fatale

6 Juillet 2010 , Rédigé par mazagan Publié dans #مقالات واخبار

Emploi et Carrière

Que faire après le bac: L’erreur peut être fatale
 
· Etudes longues ou courtes, toute une palette de filières

· Les formations professionnalisantes pour éviter le chômage


Que faire après le bac? Une question lancinante que se posent les 118.052 bacheliers de la première session.
Il ne suffit plus d’avoir le bac en poche pour entamer des études supérieures au Maroc. C’est un long périple qui commence par les concours des grandes écoles et qui finit parfois par l’inscription en faculté, et dans une branche choisie au hasard.
Plusieurs critères composent le choix décisif du futur candidat, notamment la moyenne, le secondaire qualifiant, le revenu des parents, les formations offertes dans la région, ainsi que les aspirations du bachelier. Par manque d’informations et d’orientations, certains étudiants se lancent dans des projets d’études inadéquats et empruntent ainsi la mauvaise voie.
La préparation de l’étudiant à cette étape demande un bon encadrement étalé sur une longue durée. Il s’agit de le conduire vers une formation de telle sorte qu’il puisse exploiter au mieux ses potentialités physiques, intellectuelles et émotionnelles. Cependant, dans la réalité ce n’est plus le cas.
En fonction du type du bac, il doit choisir entre un cursus long ou court, des études universitaires ou privées, une formation professionnelle ou théorique…, un arbitrage difficile.
Au Maroc, l’offre publique, donne la possibilité aux bacheliers de suivre leurs études dans les universités, les écoles d’ingénieurs et de commerce, ainsi que les classes préparatoires aux études supérieures. Le secteur privé propose un éventail plus large en formation, avec plus d’orientations et de filières.
Les formations courtes, deux années d’études après le baccalauréat, concernent souvent les secteurs des services (hôtellerie et restauration, BTP, informatique, santé et paramédical, mode, graphisme et design…). De nombreuses spécialités scientifiques et tertiaires sont offertes. L’admission est sans concours, et le cursus est sanctionné par un «diplôme de technicien spécialisé», ou un deug.
Ce genre de formation ne prépare pas des diplômés pour des postes de responsabilité, mais des exécutants qui ont de réelles perspectives sur le marché du travail. Généralement, ces lauréats sont plus vite insérés dans le marché de l’emploi que ceux qui détiennent les grands diplômes.
Par ailleurs, et conformément à l’organisation des études supérieures au Maroc, les formations longues sont organisées en trois niveaux successifs (système LMD), qui permettent d’obtenir 3 diplômes nationaux: La licence fondamentale ou professionnelle, préparée en 6 semestres; le master recherche ou spécialisé, préparé en 4 semestres après la licence; et le doctorat, préparé en 6 semestres après le master. Ce troisième niveau est consacré à un travail de recherche. Le diplôme de doctorat est obtenu après soutenance d’une thèse.
Les études médicales, plus précisément la médecine, battent le record des plus longues études supérieures. Ils peuvent aller jusqu’à 13 ans.
Les «grandes écoles» privées ou publiques, forment des ingénieurs, des financiers, des administrateurs et des managers de haut niveau, mais aussi des spécialistes de l’art, des lettres et des sciences humaines. Ces formations s’effectuent généralement en 5 ans, avec un diplôme de niveau bac+5 équivalent au grade de master. Elles incluent deux années de préparation initiale.
De manière générale, le diplôme d’études longues, même s’il demeure un critère de différenciation entre les candidats, ne peut être le seul, puisque le choix se fait aussi sur la base de l’évaluation des compétences et des aptitudes des postulants. Après avoir tracé son chemin d’études, le bachelier peut faire le choix entre une formation professionnelle et une généraliste, ou bien une alternance entre les deux.
La première a une vocation à spécialiser les étudiants dans un secteur précis, avec un fort accent sur la professionnalisation. Elle s’articule donc autour d’enseignements théoriques et pratiques mais aussi d’un stage en milieu professionnel. Les entreprises sont aussi partenaires de la formation. Une grande partie des cours est assurée par des intervenants professionnels. Ce genre de formation est plus demandé sur le marché.
La deuxième, dite fondamentale, vise à former sous un aspect général et transversal. Certaines universités proposent des formations généralistes au même titre que celle professionnelle, notamment avec la licence fondamentale et professionnelle, ainsi que le master recherche et spécialisé. D’autres ont carrément abandonné la notion généraliste, en dispensant des licences par spécialités. Il en va de même pour les écoles supérieures, d’ingénieurs, et les instituts nationaux.
Sinon, l’étudiant pourra toujours opter pour une alternance entre la formation professionnelle et celle généraliste. Par exemple il pourra suivre une formation théorique à l’université et une formation assortie d’un stage en entreprise.


Ce que veulent les entreprises


Selon les besoins du marché, les entreprises cherchent aujourd’hui de nouveaux profils. Les compétences traditionnelles semblent insuffisantes. Ils ont besoin, bien évidemment, des candidats titulaires de grands diplômes, pour des postes de responsabilité (ressources humaines, qualité, recherche et développement…), mais aussi des techniciens spécialisés. «Actuellement, il existe un grand besoin au niveau des “bons” techniciens et qui sont d’ailleurs rares», affirme Mohammed Tazi, directeur du cabinet de conseil en formation et recrutement LMS. Selon lui, il est préférable que l’étudiant suit une formation de bac+3, voire une licence, intègre l’entreprise par la suite, et identifie ses besoins en formation. Enfin, il peut entamer une formation professionnelle ou continue.

Intissar BENCHEKROUN

 
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