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Le blog d'education et de formation

Objectifs du Millénaire:Assurer l’éducation primaire pour tous

20 Septembre 2010 , Rédigé par mazagan Publié dans #مقالات واخبار

Objectifs du Millénaire

Ce que contient la feuille de route
 
La déclaration du Millénaire, signée en septembre 2000 par 191 pays au Nations unies, avait prévu 8 objectifs à atteindre à l’horizon 2015, avec comme année de référence 1990. Ces objectifs ont été subdivisés en 18 cibles, elles-mêmes réparties en 48 indicateurs. Les voici:


Objectif 1: Réduire l’extrême pauvreté et la faim. La proportion de la population qui vit avec 1 dollar par jour en parité de pouvoir d’achat doit être réduite de moitié, soit 1,8%. Le Maroc a atteint cet objectif puisque cette proportion est passée de 3,5% en 1990 à 0,56% en 2008, note le HCP.

Objectif 2: Assurer l’éducation primaire pour tous. Au Maroc, le taux de scolarisation a été de 90% en 2009 alors qu’en 1990, il était à peine de 52,4%. Vu l’évolution tendancielle, cet objectif sera réalisé d’ici 2015, souligne un responsable du HCP. D’ailleurs, l’évolution est plus importante en milieu rural, particulièrement pour les filles.
Le taux qui était de 22%, en 1990, a bondi à 88% en 2009. Le deuxième indicateur a trait au taux d’alphabétisation des 15-24 ans. Ce taux est passé de 58% en 1994 à 79,5% en 2009. Ce qui fait dire aux spécialistes que cet objectif ne sera pas atteint en 2015 à cause de multiples contraintes comme notamment le faible taux du préscolaire et l’impact négatif de l’éducation non formelle.

Objectif 3: Promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes. Pour le HCP, le principal indicateur élimine les disparités entre sexes par niveau d’enseignement. C’est au niveau collégial que l’indice de parité est plus faible. Selon l’évolution tendancielle, cet objectif sera atteint.

Objectif 4: Réduire la mortalité des enfants de moins de 5 ans. La mortalité infantile qui était de 76 pour 1.000 en 1990 est tombée à 37,9 pour 1.000 en 2008, sachant que l’objectif fixé est de 25 pour 1.000 en 2015.
Selon l’évolution tendancielle, il sera atteint dans les temps. Dans ce domaine, le Maroc est pénalisé par la mortalité endogène.

Objectif 5: Améliorer la santé maternelle. Selon l’évolution tendancielle et les taux réalisés, l’objectif sera atteint avant 2015.

Objectif 6: Combattre le VIH/Sida, le paludisme et d’autres maladies. La déclaration du Millénaire recommande l’inversion de la tendance. Le paludisme a été anéanti en 2004. Aucun foyer actif n’a été enregistré. Cependant, on a relevé un nouveau paludisme importé d’Afrique.
En 2008, 142 cas ont été dépistés. La tuberculose est en baisse. Le Maroc est en voie d’atteindre l’objectif.

Objectif 7: Assurer un environnement durable. Deux indicateurs sont prévus. L’un concerne l’accès à l’eau potable. Selon la déclaration du Millénaire, réduire le déficit de moitié sera nécessaire. Or, en milieu urbain, l’accès est généralisé. En milieu rural, la population branchée, qui était de 14% en 1994, est passée à 90% en 2009. On peut donc considérer que l’objectif sera atteint. Idem pour l’assainissement en milieu urbain, affirment les spécialistes.

Objectif 8: Mettre en place un partenariat mondial pour le développement. Sur ce chapitre, il n’y a pas d’objectif chiffré, mais on demande à ce que l’aide publique des pays riches soit conséquente.

M. C.
 
Envoyer à un amiImprimer cet article Objectifs du Millénaire Lahlimi: «Le Maroc sera au rendez-vous de 2015»     UMT: Qui succèdera à Benseddik?


© 2001 L'économiste - Réalisation : Lnet Multimedia

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Objectifs du Millénaire

Lahlimi: «Le Maroc sera au rendez-vous de 2015»
 
· Des progrès substantiels ont été réalisés

· Un bilan d’étape pour interpeller les pays riches



Ahmed Lahlimi, haut-commissaire au Plan, est catégorique: à l’échéance de 2015, le Maroc aura réalisé plusieurs objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), à l’exception de quelques indicateurs du domaine de la santé. L’ancien ministre est en charge de la coordination pour l’élaboration des rapports sur les OMD. A ce titre, il est à New York pour faire un exposé sur l’expérience marocaine dans le domaine.

- L’Economiste: Qu’est-ce que vous attendez du Sommet des chefs d’Etat consacré aux Objectifs du Millénaire qui se tient du 20 au 22 septembre à New York?

- Ahmed Lahlimi: A l’invitation du Secrétaire général des Nations unies, cette réunion de haut niveau est destinée à faire le point des réalisations des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) et évaluer les acquis enregistrés et les obstacles rencontrés par les politiques nationales et la coopération internationale à la lumière de leurs engagements antérieurs d’atteindre la totalité de ces objectifs en 2015. Ce bilan d’étape sera sûrement l’occasion d’interpeller les pays riches, en particulier sur l’aide qu’ils se sont engagés à apporter, en appui aux politiques de développement et dont le niveau actuel, s’il n’est pas substantiellement relevé, constituerait, selon nos propres analyses au HCP, l’un des freins importants à la réalisation des OMD.

- Qu’en est-il des réalisations du Maroc en matière des OMD et serons-nous prêts au rendez-vous de 2015?

- Le rapport de 2009 montre que le Maroc a fait des progrès substantiels dans ce domaine. Il a déjà réalisé l’objectif relatif à la réduction de la pauvreté, par exemple, au plan de l’accès des populations à l’eau, à l’électricité et au logement, avec des taux exceptionnellement élevés. Les indicateurs portant sur l’éducation, la santé et le développement durable sont aujourd’hui en nette progression. Le Maroc devrait, à l’horizon convenu, réaliser l’ensemble des objectifs à l’exclusion, peut-être, de quelques-uns relevant du domaine de la santé.

-Pourquoi les classements internationaux du Maroc suscitent tant de polémiques alors qu’ils peuvent être l’occasion pour les pouvoirs publics de redoubler d’efforts en vue d’améliorer la situation?

- Les classements internationaux n’ont pas nécessairement une grande signification cognitive ni une pertinence éthique avérée. Comment comparer la Norvège et le Mali, Qatar et le Niger, comme c’est le cas dans le classement opéré par le Pnud par exemple. Même au niveau d’un même pays, nous pouvons relever des aberrations. Le cas du Maroc l’illustre bien. Il est dixième dans le classement, en termes de progrès réalisés dans le domaine, sur la base de l’IDH, alors qu’il reste presque figé au même rang depuis plusieurs années. Du reste, les statistiques à la base de ces classements ne sont pas disponibles dans tous les pays. Il ressort des rapports du Pnud lui-même que celui-ci procède, dans le cas de plusieurs pays, par de simples estimations. Rappelons que seuls 64 pays disposent d’un système statistique qui adhère à la Norme spéciale de diffusion des données du FMI, dont trois pays en Afrique et le Maroc en fait partie. Notre système statistique national constitue la référence pour toutes les institutions des Nations unies, y compris le Pnud. Il offre une plateforme informationnelle pertinente, pour nous et nos partenaires internationaux. Il faut bien convenir que la mode des classements des pays est souvent beaucoup plus valorisée par les médias et les polémiques qu’ils entretiennent sans accorder suffisamment d’importance à la fiabilité des fondements conceptuels et méthodologiques des données qui leur servent de base.

- Vous proposez de classer les pays selon le niveau de performance de leur système statistique. Quelles sont les étapes entreprises dans ce sens?

- Ce serait plus pertinent. Certes, c’est un exercice difficile et hasardeux à entreprendre. Il me semble, du reste, que peu d’institutions et de pays concernés seraient disposés à accepter de le faire.

- Comment comparez-vous l’IDH aux OMD?

- L’IDH, tel qu’il est composé, s’avère inapproprié pour une évaluation des niveaux de performance du développement humain. C’est un avis partagé, aujourd’hui, par beaucoup d’experts dont ceux de la Commission de la statistique des Nations unies, l’instance internationale compétente dans ce domaine, et du Pnud lui-même. En revanche, les Objectifs du Millénaire pour le Développement donnent lieu à des analyses plus riches et plus ciblées. Ils offrent aussi un cadre favorable à l’évaluation des politiques publiques mises en œuvre pour les atteindre.
Le rapport national sur l’état d’avancement des OMD en 2009 a donné lieu à des débats fructueux et a suscité un intérêt grandissant dans plusieurs secteurs de l’opinion publique. Il constitue un cadre plus productif en termes de sensibilisation des citoyens aux multiples enjeux du développement humain.


Les limites de l’IDH


«Les composantes de l’IDH ne renseignent que partiellement sur les niveaux de développement humain d’un pays, limitées qu’elles sont aux seules dimensions du contestable PIB par habitant, de l’espérance de vie, des problématiques taux de scolarisation et d’alphabétisation dans les pays», souligne Ahmed Lahlimi. Selon lui, beaucoup de dimensions qui rendent mieux compte des conditions de vie des populations restent écartées du champ de cet indicateur composite. Il s’agit de celles relevant, notamment, des conditions d’habitat des ménages, de l’emploi, de la pauvreté, des inégalités, du genre ou encore des dimensions relatives aux libertés politiques et à la participation démocratique. Pour lui, «les composantes de l’IDH sont de nature structurelle de tendance lourde, qui portent en elles le poids du passé et l’ampleur des passifs historiques. Ce qui rend cet indice peu sensible aux progrès réalisés à court terme par les pays. D’où l’inertie qui caractérise cet indicateur et prive sa publication annuellement de l’intérêt qu’il pourrait avoir autrement».



L’INDH dans la même direction


«L’Initiative nationale pour le développement humain (INDH) a été l’expression forte de la volonté royale de faire du développement humain à la fois une finalité et un facteur dynamisant du nouveau profil de croissance», souligne Ahmed Lahlimi.
«Revêtant comme on le sait la dimension d’un véritable chantier de règne, elle a été de par sa démarche conceptuelle, ses modalités participatives de mise en œuvre et ses méthodes plurielles d’évaluation, conçue par le Souverain comme un cadre spécifique de promotion du progrès social, et en l’occurrence, de réalisation des Objectifs du Millénaire», ajoute-t-il. Pour lui, les actions programmées dans ce cadre, en conformité avec sa finalité, visent l’amélioration des conditions de vie de la population par le développement des infrastructures sociales et l’incitation, au niveau des unités géographiques de base, à la création de petits projets générateurs de revenus au profit notamment des jeunes et des femmes.

Propos recueillis par
Mohamed CHAOUI

 
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© 2001 L'économiste

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