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Le blog d'education et de formation

maroc :population/economie/evolution

18 Novembre 2009 , Rédigé par mazagan Publié dans #مقالات واخبار

 

POPULATION :
En 2006, la population du Maroc est estimée1 à 30,5 millions de personnes, contre 29,8 millions en 2004 et 26,1 millions en 1994. Elle compte plus de citadins que de ruraux (56% contre 44% de ruraux), et un peu plus de femmes que d’hommes (50,5% contre 49,5% pour les hommes). Le taux d’accroissement annuel moyen s’établit ainsi à près de 1,34% durant la période 1994-2006, contre 2,1% entre 1982 et 1994. Le taux brut de natalité est passé de 24,2‰ en 1994 à 19,8‰ en 2006, soit une réduction de plus de 4 points pour l'ensemble du pays. Cette baisse est de 3,1 points en milieu urbain pour la même période où ce taux est passé de 20,9‰ à 17,8‰, et atteint 5,5 points en milieu rural où il est passé de 27,8‰ à 22,3‰. Le taux brut de mortalité est passé de 6,7‰ en 1994 à 5,8‰ en 2006. Il est, respectivement pour les mêmes années, de l'ordre de 4,9‰ et 4,7‰ en milieu urbain, et de 8,6‰ et 7,3‰ en milieu rural. L’espérance de vie à la naissance a connu une amélioration notable, passant, entre 1994 et 2006, de 69,5 ans à 73,5 ans pour les femmes, et de 66,3 ans à 71 pour les hommes En milieu urbain, l'espérance de vie à la naissance atteint 75,5 ans en 2006 (77,5 ans pour les femmes et 73,5 ans pour les hommes).
Le taux d'accroissement naturel, différence entre les taux bruts de natalité et de mortalité a, ainsi, baissé de 17,6‰ en 1994 à 14‰ en 2006. La baisse du taux d'accroissement de la population est due à la réduction continue de la fécondité qui résulte essentiellement du recul de l’âge moyen au premier mariage et du recours de plus en plus massif à la contraception. En effet, l'indice synthétique de fécondité, qui était de 5,52 en 1982, n'est plus que de 2,37 en 2006. Par milieu de ésidence, cet indice est plus élevé de près de 1 point dans les campagnes comparées aux villes (en 2004, 3,1 en milieu rural et 2,05 en milieu urbain).
L’âge moyen au premier mariage a connu une évolution remarquable depuis 1962. En effet, entre 1962 et 2004, il est passé de 24 ans à 31,2 ans pour les hommes et de 17,5 ans à 26,3 ans pour les femmes. Quant à l’utilisation des moyens contraceptifs, mesurée par le taux de prévalence contraceptive, elle a augmenté au fil des années passant de 41,5% en 1992 à 63,0% en 2003/2004 (femmes mariées âgées de 15 à 49 ans). L’amélioration est particulièrement notable en milieu rural où ce taux passe de 31,6% à 59,7% pour la même période. Le taux d'alphabétisation est passé de 45,3% en 1994 à 58,3% en 2006. Par sexe, ce taux est passé, entre ces deux dates, de 32,6% à 46,8% chez les femmes, et de 58,6% à 70,2% chez les hommes.
En 2006, le taux d'alphabétisation en milieu urbain est de 71% contre 41,2% dans les zones rurales, soit un écart de 30 points; cet écart est de près de 34 points entre les taux d'alphabétisation des femmes citadines et des femmes rurales (respectivement 61% et 26,6%), et de 26 points entre les taux relatifs aux hommes citadins et aux hommes ruraux (respectivement 81,3% et 55,7%).

EMPLOI :

Au terme de l’année 2007, l’économie nationale a créé quelque 128 Mille emplois nets (146000 creations en ville et 18000 pertes dans les campagnes). Le taux de chômage a quasiment stagné pour s’établir à 15,4% en milieu urbain (contre 15,6% en 2006) et à 9,8% au niveau national (contre 9,7%).
Le BTP a contribué avec 40000 emplois nouveaux, les services 70000, l’industrie 13000 et le secteur Agriculture bois et forets avec 23000. La population active au chômage est passée de 1 062 000 en 2006 à 1 092 000 en 2007. La population active occupée en milieu urbain (agée de 15 ans et plus) est de 4 860 000 avec un taux de féminisation de 21% et de 5 196 000 en mileu rural avec un taux de féminisation de 33,5%.

HABITAT ET CONDITIONS D'HABITATION

En 2006, près de 3 ménages sur 4 (74%) sont propriétaires de leur logement. Par milieu de résidence, ces proportions sont de 65% en milieu urbain et de 89% en milieu rural. Quant à la part de la location, elle est de 15,5% à l’échelon national, de 24,4% en milieu urbain et de 1,6% en milieu rural. Composés en moyenne de 3,1 pièces, les logements en milieu rural comptent plus de pièces que les logements en milieu urbain où le nombre moyen de pièces par logement atteint 2,9. Près du quart (soit 27%) des logements ruraux sont composés de deux pièces contre près de 30% en milieu urbain. Cette proportion est, respectivement, de l’ordre de 14,1% et 9,4% pour les logements composés de cinq pièces ou plus.
Les indicateurs sur l’accès des ménages aux équipements de base, notamment l’approvisionnement en eau potable, la disposition de l’électricité et de l’assainissement liquide dans le logement, permettent de jauger les progrès réalisés dans ces domaines. La proportion des ménages citadins occupant des logements raccordés au réseau d’eau potable passe de 82,7% en 2001 à 87,5% en 2006. En milieu rural, cette proportion passe de 9,2% en 2001 à 22,9% en 2006. Les sources naturelles restent le moyen le plus disponible pour s’approvisionner en eau en milieu rural. Ainsi, en 2006, 56,5% (contre 70,4% en 2001) des ménages ont recours principalement, aux puits collectifs ou aux sources (ain). La disposition de l’électricité a connu une forte progression surtout en milieu rural où presque 2 ménages ruraux sur 3(64,8%) bénéficient de ce service en 2006, contre près de 1 ménage sur 3 (30%) en 2001. Pour les ménages ne disposant pas de l’électricité, les bougies et le gaz restent les moyens les plus utilisés pour l’éclairage.

LES COMPTES DE LA NATION 

Les résultats obtenus font ressortir un taux de croissance économique de 2,7% en 2007 au lieu de 7,8% en 2006. Il dépasse de 0,5 point les estimations établies par le Haut-commissariat au Plan dans le cadre du budget économique prévisionnel du mois de janvier 2008. Cette évolution résulte conjointement de :

- la baisse de 20,8% en volume de la valeur ajoutée agricole (non compris la pêche), après une hausse de 25,3% en 2006 ;

- l’augmentation de 6% de celle des autres secteurs d’activité (pris dans leur ensemble), contre 4,7% une année plus tôt ;

- la hausse de 10,6% des impôts nets des subventions affectant les produits au lieu de 10,8% l’année précédente.

La croissance économique a été tiré principalement par l’investissement. En effet, la FBCF a évolué de 14,3% contre 9,7% l’année précédente. Sa contribution a été, par conséquent, de 4 points de la croissance du PIB, situant ainsi le taux d’investissement à 31,3% au lieu de 28,1% une année plus tôt. Quant à la consommation finale globale, dont la contribution est de 3 points de la croissance du PIB, elle a augmenté de 3,9% contre 5,9% en 2006. En revanche, les exportations de biens et services ont enregistré un taux d’accroissement de 5,2% en volume au lieu de 11,6% en 2006. Cette situation est due notamment à l’amélioration relative des recettes touristiques de 6,4% largement inférieure à celle de 23,4% enregistrée l’année précédente. Quant à sa contribution à la croissance économique, elle a été de 1,8 point.
Face aux exportations de biens et services, les importations ont évolué de 15% en volume, contre 14,5% en 2006. Cette progression a conduit à un déficit commercial de biens et services de 56,2 milliards de DH en valeur contre 31,6 milliards en 2006. Le taux de couverture a ainsi marqué un recul de 6,5 points en passant de 86,2% en2006 à 79,7% en 2007. Par conséquent, ce solde a contribué négativement à la croissance du PIB à hauteur de plus de 4 points. En terme nominal, le PIB a évolué de 6,6%, contre 9,4% en 2006, entraînant ainsi une variation annuelle du niveau général des prix de 3,9% contre 1,6% l’année précédente. Le revenu national brut disponible a affiché, de son côté, une hausse de l’ordre de 7,4%, au lieu de 9,8% une année auparavant, atteignant plus de 670 milliards de DH en 2007. Cette amélioration résulte de l’évolution du PIB en valeur et de la hausse de 16,9% des revenus extérieurs nets, contre 15,3% en 2006. L’amélioration de ces revenus est due essentiellement à la hausse des recettes des MRE de 15,2% au lieu de 17,4% un an auparavant et du solde du revenu de la propriété (essentiellement les intérêts et les dividendes) en provenance de l’extérieur qui a baissé de 2,3% contre une augmentation de 21,5% en 2006. Ainsi, le taux d’épargne s’est maintenu au même niveau que celui de l’année passée, soit 29,7%. Au total, les opérations économiques avec l’extérieur se sont soldées par un besoin de financement de la nation de 834 millions de dirhams, soit 0,1% du PIB, après la réalisation depuis 2001 de capacités de financement se situant entre 1,9% et 4,2% du PIB.
Note d’information sur les comptes nationaux du deuxième trimestre 2008

L’arrêté des comptes nationaux du deuxième trimestre 2008 montre que l’activité économique nationale a été marquée par la réalisation d’un taux de croissance de 6,5% par rapport au même trimestre de l’année 2007 contre 2,6% une année plus tôt. Cette croissance résulte conjointement de la hausse en volume de 11,2% de la valeur ajoutée agricole contre une baisse de 21,6% et d’une augmentation de 5,8% de la valeur ajoutée non agricole au lieu de 6,1%. C’est ainsi que :les activités minières ont connu une baisse de 1,8% contre une hausse de 10,1%, celles de raffinage de pétrole ont quasiment stagné alors que la branche « électricité et eau » a augmenté de 6,3% contre 5,7%;les industries manufacturières ont affiché une augmentation de 4,3% au lieu de 4,4% et le bâtiment et travaux publics de 10,6% contre 14,1% ; le commerce a enregistré une hausse de 5,3% contre 2,2% et les services rendus aux entreprises et services personnels de 6,2% au lieu de 7,7%; les hôtels et restaurants ont marqué une baisse de 1,7% au lieu d’une hausse de 1,8%; les postes et télécommunications ont évolué en hausse de 13,6% contre 10,5% et le transport de 4,2% au lieu de 6,9% ; les activités financières ont maintenu leur rythme de croissance en passant de 18% à 19,4%; les services rendus par l’administration publique générale et sécurité sociale ont marqué une hausse de 6,3% au lieu de 2,4% et les services de l’éducation, de la santé et de l’action sociale de 5,3% contre 7,9%; A prix courants, le PIB a marqué une augmentation de 10,8% par rapport au même trimestre de l’année passée, soit une hausse du niveau général des prix de 4,3%. ;

source: Haut commissariat au plan / Maroc

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