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Le blog d'education et de formation

La lutte contre le travail des enfants manque de souffle

15 Juin 2010 , Rédigé par mazagan Publié dans #مقالات واخبار

Ces enfants qui ne jouent pas...
 

· La lutte contre le travail des enfants manque de souffle

· Les ONG s’inquiètent toujours

SAMEDI dernier, le monde a célébré la Journée mondiale contre le travail des enfants presque dans l’indifférence. «La campagne mondiale contre le travail des enfants est en perte de vitesse et il est nécessaire de lui insuffler une nouvelle dynamique pour pouvoir respecter l’échéance 2016», avertit Malak Benchekroune, administratrice du Programme international d’abolition du travail des enfants du BIT (Bureau international du travail).
Le défi pour éliminer le fléau à l’horizon 2016 semble plus loin face au taux de pauvreté, à l’abandon scolaire dans des pays comme le Maroc. Un abandon qui finira par mener ces enfants issus de milieux défavorisés à faire grossir leur nombre au travail. C’est le message que le BIT a voulu transmettre.
Au Maroc, on estime le nombre d’enfants qui travaillent à près de 240.000. Un chiffre en baisse, puisque, selon des études menées en 2000, ils étaient plus de 600.000.
Depuis 2000, une série de lois ont été adoptées pour interdire le travail des enfants de moins de 15 ans. Mais il y a, malheureusement, d’autres chiffres qui interpellent aussi bien les ONG que le Bureau international du travail. A savoir, le nombre d’enfants qui ont déserté les bancs de l’école primaire. Ils sont chaque année plus d’un million. Ils iront certainement renforcer le nombre d’enfants travailleurs.
A Marrakech, une des associations les plus actives sur le terrain contre la lutte du travail des enfants, Al Karam a choisi de célébrer la journée mondiale à travers une chanson pour sensibiliser contre le travail des petites mains.
Financée par le Bureau international du travail, cette chanson a été composée et interprétée par la chanteuse Soumaya Abdelaziz et des enfants. Elle sera diffusée sur toutes les chaînes TV et radio.
«La lutte contre le travail des enfants passe par de véritables campagnes de prévention et de sensibilisation, puisque, malgré l’arsenal juridique, on continue de faire travailler des petites mains», ajoute la présidente d’Al Karam qui mène une série de rencontres en collaboration avec le BIT auprès des écoles de Marrakech pour que le 12 juin et les 364 autres jours ne soient pas des journées d’indifférence aux petites mains qui travaillent.

Badra BERRISSOULE

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Travail des petites bonnes

Une pétition faute de réglementation
 
· Un collectif de 29 associations se mobilise

· Objectif: faire signer une pétition à 1 million de citoyens

Les citoyens disent, aujourd’hui, «non» au travail des «petites bonnes». Ils étaient, en effet, plus de 4.000 à signer une pétition pour l’éradication du travail domestique des petites filles victimes de maltraitance et d’abus physiques, psychologiques, voire sexuels. L’initiative est à applaudir. Elle émane d’un collectif de 29 associations qui plaident haut et fort pour la mise en place d’un cadre juridique visant à protéger ces milliers de filles, âgées de moins de 15 ans, du travail domestique.
Ainsi, et à l’occasion de la Journée mondiale contre le travail des enfants (le 12 juin), une tente citoyenne a été mise en place, samedi dernier à Rabat, par ces associations pour sensibiliser les gens et les appeler à la signature de la pétition. «Notre objectif est de faire signer cette pétition à un million de citoyens d’ici la fin de l’année», indique Meriem Kamal, coordinatrice à l’association Insaf, membre initiateur du collectif. Et d’ajouter, «nous voulons que cette demande d’interdiction du travail des petites bonnes que l’on prive des droits à l’éducation, à la famille et à la santé, soit représentative, voire exhaustive». A ce propos, la pétition est actuellement disponible pour une signature en ligne à travers le lien: http://www.e-joussour.net/fr/node/add/petition. «Il est temps que le gouvernement prenne ce dossier en main pour délivrer ces petites filles d’un travail qui viole leurs droits et détruit leur vie. Il doit faire preuve d’une forte volonté et mettre en place une législation qui sanctionne, moralement et financièrement, les participants au prolongement de ce phénomène», souligne, pour sa part, Touria Bouabid, chargée du programme «Education aux droits humains» à l’association Amnesty International, également membre initiateur du collectif. A noter que le collectif a été fondé en février 2009 par deux autres associations, à savoir la Fondation Orient-Occident et l’Association marocaine des droits humains.
Rappelons, enfin, l’existence d’un projet de loi relatif au travail domestique des enfants de moins de 15 ans qui est déposé par le ministère du Développement social, de la Famille et de la Solidarité, depuis avril 2009, auprès du Secrétariat général du gouvernement.
«Actuellement en cours d’examen et d’étude par les différents départements ministériels, ce projet devra être discuté et adopté par le Conseil de gouvernement puis par le Conseil des ministres avant d’être soumis au Parlement», affirme Nouzha Skelli, ministre du Développement social, de la Famille et de la Solidarité. «Appuyée sur une démarche innovante n’exigeant pas un contrôle par les inspecteurs de travail, la loi que nous proposons repose sur une démarche où le grand public sera appelé à dénoncer les cas observés», tient-elle à préciser.

Bouchra SABIB
 
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©  L'économiste 
 

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