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Le blog d'education et de formation

LA loi sur l’enseignement supérieur privé date de l’an 2000

14 Juillet 2010 , Rédigé par mazagan Publié dans #مقالات واخبار

Désobéissance
 
LA loi sur l’enseignement supérieur privé date de l’an 2000. Elle contient le concept d’université privée. Il devait permettre au privé de passer de la simple école à des prestations beaucoup plus sophistiquées, y compris la recherche.
Le but était évident: tôt ou tard, le Maroc accélérerait sa croissance, tôt ou tard, il lui faudrait des cadres en grand nombre. Les plus visionnaires y ajoutaient un autre phénomène: lentement la compétitivité européenne s’érodait sous la pression de ses propres coûts et, automatiquement, les producteurs chercheraient dans leur environnement des points de chute pour sauver leurs produits. Il fallait donc que les jeunes soient formés pour profiter de l’aubaine.
Et puis, le privé, devenant capable de fonder des universités, pourrait à terme challenger le public, et le public tiendrait la dragée haute à ce nouveau venu. Le monde de l’éducation y aurait sa tranquillité et les douces carrières à l’ancienneté, mais le pays y aurait gagné sur toute la ligne.
Simple et évident. On pourrait dire «magique», si personne n’avait expérimenté le processus. Or, des dizaines de pays l’ont fait.
En dix ans, ils ont changé la donne. Il n’y a rien de magique, c’est uniquement logique. Le meilleur des exemples: la Finlande vivait des trafics entre l’Est et l’Ouest, l’ouverture de l’Est lui fait perdre ses rentes de contrebandier. Elle révolutionne ses universités, sur le modèle ci-dessus, et fabrique ses inventeurs des mobiles… aussi vite que les Coréens qui sont aussi sur ce système compétitif d’enseignement.
Ce n’est pas magique, c’est juste logique… sauf que les fonctionnaires du ministère n’en voulaient pas. On a changé quatre fois le ministre, trois fois le secrétaire général… même les directeurs de département se disent impuissants.
La désobéissance y est si efficace que ce ministère n’a pas produit les décrets d’application, dix ans après la promulgation de la loi.

Nadia SALAHhttp://www.leconomiste.com/

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