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Le blog d'education et de formation

L’épargne-retraite portée par le cadre fiscal

10 Juin 2010 , Rédigé par mazagan Publié dans #مقالات واخبار

LES CAHIERS DE L’EMERGENCE

L’épargne-retraite portée par le cadre fiscal
 
· De nouveaux produits plus rentables

· La flexibilité du rachat devient un élément de différenciation


· Bataille sur les formules de retraite-groupe



LA retraite est le reflet de la carrière d’une personne. Se retrouver à la fin de sa vie active avec une maigre retraite, c’est toute une carrière professionnelle ratée. Beaucoup de personnes, en tout cas les plus averties, l’ont compris. Pour ne pas être pris au piège, il faut prévoir son propre complément de retraite. La plupart des personnes ignorent qu’arrivées à la retraite, leur pension ne sera que de 30 à 60% du dernier salaire.
Et il faut s’y prendre à l’avance: épargner que 5 années avant sa retraite n’est pas optimal! Stéphane Mansuy, directeur marketing de la Marocaine-Vie l’atteste: par son régime fiscal, l’épargne-retraite est un placement à long terme attrayant. Elle donne droit à la déduction des primes versées du revenu imposable ainsi qu’à un abattement de 40% sur la prestation au terme du contrat, pourvu que ce dernier coure sur une durée d’au moins 8 ans et que les prestations soient servies au bénéficiaire à partir de l’âge de 50 ans révolus. C’est donc un avantage à l’entrée et à la sortie.
Pourquoi ces incitations de l’Etat? Ces produits peuvent capter un potentiel énorme d’épargne de longue maturité et participer, ainsi, au financement des grands chantiers du pays nécessitant des fonds sur le long terme.
Mais il y a d’autres avantages: en cas de difficulté financière passagère, l’épargnant peut suspendre les cotisations, sans pour autant perdre les droits acquis. En vue d’une plus grande flexibilité, le client peut racheter son contrat (sous réserve de pénalités éventuelles) ou même demander une avance. Grâce à cette avance, l’assuré peut disposer d’un capital qu’il doit rembourser dans un délai de 5 ans, cela sans impact fiscal. La Marocaine-Vie a réalisé une étude pour connaître les motifs des rachats. A plus de 70%, ce sont les besoins ponctuels (voiture, besoin de trésorerie passager…) qui expliquent la décision de l’épargnant. Le rachat est devenu aujourd’hui un élément de différenciation pour les compagnies d’assurances.
Si le client est bien conseillé, il est d’abord orienté vers la solution du crédit bancaire garanti par le capital constitué en épargne retraite. Cet arrangement est bénéfique aux deux parties. Pour l’épargnant, il préserve les avantages fiscaux adossés à la durée du contrat, et pour l’assureur, cela lui permet de sécuriser la rentabilité du produit en contenant les sorties prématurées.
Mais cette souplesse n’est pas toujours de mise, la procédure restant très lourde si l’on veut mettre fin au contrat, ou anticiper même partiellement la sortie. Les compagnies ont donc un effort à faire car cela décourage le client.
L’épargne retraite ne doit pas se faire au hasard: l’assuré doit savoir quelle rente il souhaite obtenir à la fin de son contrat. C’est aussi le rôle du conseiller au guichet: il ne s’agit pas de verser beaucoup mais assez pour se constituer une bonne retraite. Car, d’un autre côté, il faut être capable de faire face aux imprévus de la vie. C’est pourquoi il est conseillé de ne pas mettre tous «ses oeufs» dans le même panier... il faut raisonner en termes de besoin et non uniquement de capacité, explique le responsable de la Marocaine-Vie.
Ce type de contrat pèse encore peu dans l’épargne des ménages. Les Marocains ne sont pas encore très prévoyants. «Nous avons tendance, au moins pour la plupart d’entre nous, à dépenser d’abord et épargner ce qui reste. Alors que l’objectif de ces contrats est d’épargner d’abord et dépenser après», signale Jean Elia, administrateur directeur général de la Marocaine-Vie.
Mais les mentalités évoluent du fait de la croissance économique et le développement de la bancassurance. Avant, seules les professions libérales s’intéressaient la problématique de la retraite. Aujourd’hui, l’intérêt s’étend aussi aux fonctionnaires et aux salariés.
Auparavant, les produits d’épargne retraite étaient appelés dans le jargon financier des produits à vendre. Aujourd’hui, de plus en plus de clients viennent se renseigner spontanément auprès de l’agence bancaire ou de la compagnie.

Jihane KABBAJ http://www.leconomiste.com/

A surveiller dans votre contrat


AVANT de choisir un contrat d’épargne retraite, le premier réflexe est de comparer le taux de rendement. Or, certaines compagnies communiquent sur des taux bruts au lieu des taux nets, ce qui peut induire le client en erreur. Il faut également voir les pénalités en cas de rachat partiel. Certaines compagnies appliquent jusqu’à 10% de pénalités. A examiner aussi les frais d’acquisition et les frais de gestion qui sont déduits du capital, avant le calcul des plus-values.
Plus le montant des charges est élevé, plus les plus-values seront faibles. Il faut aussi se renseigner sur le taux des avances. Il faut savoir que certaines compagnies encouragent le rachat. Quand l’assuré sort du système, il ne récupère pas ses plus-values qui sont donc gardées par la compagnie.

 
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