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Le blog d'education et de formation

L'école de demain en citations‏

15 Octobre 2010 , Rédigé par mohamedمحمد Publié dans #موضوعات تربوية

Le droit et l’école
L’école se justifie davantage aujourd’hui encore qu’hier, comme institution susceptible d’aider des élèves à apprendre ensemble pour vivre ensemble. Elle permet ainsi à des êtres dépendants de se forger les outils de leur propre libération par l’accès à l’universel. Elle conduit à interroger les rapports entre le droit (pour perpétuer l’Ecole, à faire vivre l’école comme espace régi par ce dernier, à enseigner dans l’école) et l’éthique dans un espace toujours à refonder de démocratie politique.
Alain Kerlan, Michel Develay, Louis Legrand, Eric Favey. Quelle école voulons-nous. Paris: ESF, coll. Pratiques & enjeux pédagogiques, 2001.

Progressisme pédagogique
L’universalisme n’apporte plus de principe d’unification; pis encore, il l’accentue, accélère lui-même la séparation, l’éclatement, en se dégradant en instrumentalisme. Sa force émancipatrice ne peut être préservée sans qu’il s’ouvre désormais à ce qu’il excluait. Ne le dissimulons pas: cette ouverture est pour l’école de la démocratie une épreuve et un défi. Nous avions vécu jusque-là dans l’idée et le modèle d’une école fondatrice de la citoyenneté. Nous voici à présent embarqués dans une école que traversent les exigences comme les incertitudes de la démocratie.
Alain Kerlan. L’école à venir. Paris: ESF, coll. Pratiques & enjeux pédagogiques, 1998.

Dix pistes d’action
Si je devais changer l’école, voici dix pistes d’action, qui pourraient se traduire plus ou moins rapidement en mesures concrètes:
Modifier les concours de recrutement des enseignants, en introduisant davantage la dimension professionnelle.
Accroître la formation continue en la valorisant, y compris sur le plan de la carrière; donner comme objectif premier à cette formation celui de permettre à chacun de réfléchir sur son métier et d’échanger avec les autres.
Renforcer l’éducation prioritaire, en donnant des moyens concentrés en rapport avec des projets et des objectifs précis.
Augmenter dans les collèges la part des «études» par rapport aux cours, ce qui implique aussi de définir différemment le service des enseignants (introduction du tutorat, de l’aide, et de la nécessaire concertation).
Valoriser les dispositifs interdisciplinaires et leur donner une place importante dans l’évaluation des élèves.
Donner une marge d’autonomie plus grande aux établissements (gestion des moyens par exemple), mais avec en contrepartie un véritable pilotage et un contrôle a posteriori.
Renforcer le pouvoir du Conseil national des programmes qui doit continuer à adapter ceux-ci aux exigences de notre temps.
Soutenir les initiatives innovantes, même si celles-ci doivent aussi être pilotées et évaluées (mais pas trop vite).
Développer dans l’école les formes démocratiques, pour mieux permettre un respect des règles par tous.
Revoir les hiérarchies entre disciplines; donner un rôle bien plus important à la technique.
Jean-Michel Zakhartchouk. Enseignant: un métier à réinventer. Former les citoyens de demain. Barret-sur-Méouge: éd. Yves Michel, 2002.

Compréhension, finalité de l’éducation
La situation est paradoxale sur notre Terre. Les interdépendances se sont multipliées. La communication triomphe, la planète est traversée par des réseaux, fax, téléphones, portables, modems, Internet. La conscience d’être solidaires dans leur vie et dans leur mort devrait lier désormais les humains les uns avec les autres. Et pourtant, l’incompréhension demeure générale. Il y a certes de grands et multiples progrès de compréhension, mais les progrès de l’incompréhension semblent plus grands encore. Le problème de la compréhension est devenu crucial pour les humains. Et, à ce titre, il se doit d’être une des finalités de l’éducation.
Edgar Morin. Les sept savoirs nécessaires à l’éducation du futur. Paris: Seuil, 2000.

Les enseignants et l’avenir de l’école
Globalement, les enseignants affirment qu’ils ne peuvent plus être seuls «maître à bord» dans la classe. Dans le contexte actuel où les situations se complexifient, donner le maximum de chances à chacun est l’affaire d’un groupe et ne relève pas seulement d’une seule personne, que ce soit les collègues ou encore la famille. Toutefois, ils restent très partagés quant à une intensification généralisée de la collaboration. Ils craignent que cela entraîne une uniformisation de la profession, ainsi qu’une augmentation du temps de travail au détriment de celui accordé à la classe. Pour eux, même si elle est ressentie comme nécessaire, elle reste une relation particulière à construire, plus facilement applicable à des petits groupes.
Cynthia Tétaz, Séverine Zurcher. (Mémoire de licence). Quelle école pour demain? Comment les enseignants se représentent l’école de demain? Genève: Université de Genève, Faculté de Psychologie et des Sciences de l’Education, 2000.

Le choix des savoirs
La question des programmes renvoie bien notre société à l’idée qu’elle se fait de son avenir; elle renvoie chacun, enseignant, parent, à ses responsabilités de citoyen et à la responsabilité du monde que l’on bâtit pour ceux qui viennent. Choisir, c’est vouloir ensemble.
Alain Kerlan, Michel Develay, Louis Legrand, Eric Favey. Quelle école voulons-nous. Paris: ESF, coll. Pratiques & enjeux pédagogiques, 2001.

Quel avenir pour l’école?
Dans quelles voies l’école va-t-elle s’orienter à moyen et long terme et comment les politiques peuvent-elles influer sur ce devenir? Ces questions, qui se posent aujourd’hui avec urgence, ont conduit le Centre de l’OCDE pour la recherche et l’innovation dans l’enseignement à élaborer six
scénarios pour l’école de demain. Les deux premiers scénarios font des projections à partir des données et de tendances existantes. (…) (Scénario 1: systèmes bureaucratiques forts - scénario 2: extension du modèle du marché). Deux scénarios de «re-scolarisation» décrivent le renforcement du processus de reconnaissance de l’école par l’opinion publique, son soutien et son autonomie. (…) (Scénario 3: L’école au cœur de la collectivité - scénario 4: L’école comme organisation apprenante ciblée). Deux scénarios de «dé-scolarisation» sous-entendent le démantèlement de nombreuses parties des institutions scolaires. (…) (Scénario 5: Réseaux d’apprenants et société en réseau - Scénario 6: Exode des enseignants - désintégration).
Analyse des politiques d’éducation. Enseignement et compétences. OCDE, 2001.

Les enseignants, rôle décisif dans la réussite de l’école
Les ressources humaines – les professionnels qui travaillent dans les écoles – sont clairement fondamentales pour l’avenir. Le rôle des enseignants dans la réussite de l’école devient d’autant plus décisif que les attentes en matière de qualité augmentent. (…) Le profil, le rôle, le statut et la rémunération des enseignants diffèrent beaucoup d’un scénario à l’autre, et certains scénarios supposent des changements, à l’égard des professeurs, mais aussi de leur part, qui pourraient bien
s’avérer inconfortables pour eux et pour la société. Il est néanmoins convenu de façon quasi unanime qu’il est impératif d’éviter le scénario 6 de la «désintégration». Comment concevoir de
nouveaux modèles de professionnalisme des enseignants et de nouveaux rôles organisationnels pour renforcer l’attrait de la profession, l’investissement personnel des enseignants et l’efficacité des écoles comme organisations apprenantes?
Analyse des politiques d’éducation. Enseignement et compétences. OCDE, 2001.

Une formation tout au long de la vie
Le principe de l’intégration de la politique et de la pratique scolaire dans une logique plus vaste de formation tout au long de la vie est aujourd’hui largement admis, dans l’intérêt des stratégies à la fois d’apprentissage scolaire et de formation tout au long de la vie. Les répercussions pratiques et l’ampleur des changements nécessaires sont en revanche moins claires. Les scénarios suggèrent des possibilités inverses telles que des parcours scolaires plus courts et plus denses ou au contraire un allongement de la formation initiale; une diversification des organismes, des professionnels et des programmes ou au contraire des stratégies très ciblées, fondées sur les connaissances.
Analyse des politiques d’éducation. Enseignement et compétences. OCDE, 2001.

 

 

Rachid El Ganbour            
TEL: 06-77-91-50-10         

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