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Le blog d'education et de formation

Grippe A/Ecoles ; Le niveau d’alerte relevé

27 Octobre 2009 , Rédigé par mazagan Publié dans #مقالات واخبار

Grippe A/Ecoles

Le niveau d’alerte relevé
 
· Des écoles fermées pour des mesures de sécurité

· Un plan de continuité et de vigilance dans les universités



La grippe A/H1N1 est bel et bien installée au Maroc et s’attaque aux écoles, grand foyer de contamination. En effet, la fin de la semaine dernière a vu la fermeture d’écoles à Fès et Casablanca. Après les 10 élèves touchés à Fès, quatre nouveaux cas ont été détectés hier lundi dans le même établissement. De son côté, Casablanca recense 22 cas et Rabat un seul. Le niveau d’alerte est ainsi relevé dans les établissements scolaires.
Avec l’arrivée du froid, le risque deviendra encore plus important. Pour cela, la mobilisation est de plus en plus générale.
La nouveauté depuis la semaine dernière est que les hôpitaux ne retiennent plus systématiquement les malades. Tous les cas confirmés sont traités à domicile, en quarantaine, par les médicaments antiviraux. Il s’agit particulièrement de cas présentant une forme bénigne du virus, précisent des médecins de l’hôpital Moulay Youssef de Casablanca.
Reste que la question qui se pose à ce niveau est celle de savoir si cette mesure ne peut pas favoriser la propagation de la pandémie. «Il n’y a pas de risque si la famille observe les mesures élémentaires d’hygiène. D’ailleurs la France suit la même procédure», explique Mohamed Nasiri Bennani, président du syndicat national des médecins du secteur libéral. Pour ce dernier, la grippe A n’est pas aussi grave que la saisonnière. «Aussi évitons de céder à la psychose», ajoute-t-il. Quant au vaccin, il n’est pas pour le moment disponible à cause des retards dans la fabrication. Cependant, Bennani reste réticent quant à son administration. «Il ne faut pas procéder à des vaccinations de masse car nous n’avons pas encore le recul nécessaire pour en évaluer les effets secondaires», insiste le praticien. En revanche, il recommande la vaccination contre la grippe saisonnière comme moyen de prévention.
Actuellement, les cas de grippe A sont soignés au Tamiflu. «Il existe un stock suffisant de ce produit», affirme Imane Belhaj, vice-présidente de la chambre syndicale des pharmaciens de Salé. En France, le traitement à base de ce produit n’est administré que dans des cas limités, car d’autres antibiotiques et antiviraux ont le même effet.
En plus des écoles, les universités se sont elles aussi dotées de dispositif anti-grippe A. Il s’agit d’un plan de continuité mis en place par le ministère de l’Enseignement supérieur. Il prévoit des remplacements jusqu’au troisième degré des responsables qui pourraient éventuellement être atteints par la grippe A, souligne Hafid Botaleb Joutei, président de l’Université Mohammed V d’Agdal. Cette institution vient d’ailleurs de lancer son plan de vigilance. Celui-ci comprend également des actions de sensibilisation des professeurs et des étudiants. «S’il y a extrême urgence, nous prendrons les mesures nécessaires dont la fermeture éventuelle de certaines sections ou de l’établissement. Mais il ne faut pas créer de panique», insiste le président. Pour le moment les consignes sont d’éviter les grands rassemblements.
Dans tous les cas, le scénario le plus pessimiste est mis au point. Ainsi, si la pandémie se propage à grande échelle, un tiers de la population serait touché. Mais en cas de pandémie bénigne à modérée, 9 millions de cas seraient atteints. Et parmi les sujets cliniquement malades, 50% n’auront besoin que de soins ambulatoires. Ce sont surtout les personnes atteintes de maladies chroniques, les personnes âgées et les nourrissons qui sont les plus menacés en raison de la faiblesse de leur système d’immunité.


Enseigner, en cas de pandémie…


Pour assurer la continuité pédagogique, le plan mis en place par le ministère de l’Enseignement supérieur prévoit la constitution de bases de données des e-mails des enseignants et des étudiants. Il impose également aux responsables de dresser un bilan des supports pédagogiques (polycopies, numérique, audiovisuel…). En cas de pandémie, les universités doivent permettre aux étudiants de disposer des supports d’enseignement en ligne, de manuels, de polycopies…
Quant aux services sociaux, le plan prévoit le maintien des prestations d’hébergement, de restauration et d’action sanitaire, le tout dans un environnement sécurisé.

J. B.http://www.leconomiste.com/

 
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