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Le blog d'education et de formation

Formation professionnelle

23 Avril 2010 , Rédigé par mazagan Publié dans #مقالات واخبار

Formation professionnelle

En finir avec les préjugés
 
· «Eviter de cantonner les jeunes dans de petits boulots comme une main d’œuvre bon marché»

· Impliquer les entreprises dans l’élaboration des programmes


· Créer des passerelles avec l’enseignement académique


«QUELLE place devrait occuper la formation professionnelle dans un système d’éducation nationale». Tel a été l’un des thèmes principaux débattus lors des travaux de la 3e rencontre scientifique sur «l’évaluation de la qualité et de l’équité des systèmes d’éducation et de formation», organisés, les 20 et 21 avril à Rabat, par l’Instance nationale d’évaluation relevant du Conseil supérieur de l’enseignement. Cette thématique a fait l’objet de l’intervention d’Eric Verdier, directeur de recherche au CNRS au laboratoire d’économie et de sociologie du travail (Aix-en-Provence France). Pour aborder ce sujet, le chercheur français s’est focalisé sur l’expérience des pays du Maghreb qui, pour lui, ont réalisé des progrès en matière de formation professionnelle. Premier constat, cette dernière est mal perçue par les jeunes et leur famille du fait qu’elle est destinée à absorber les élèves les moins brillants qui n’arrivent pas à poursuivre leurs études académiques. Les candidats arrivent ainsi au niveau des centres de formation par défaut et non pas par un choix bien réfléchi, indique le chercheur. Mais la situation au Maroc et en l’Algérie diffère. Dans le premier, la formation est marquée par une sélectivité: 1 place pour 5 candidats. Alors qu’en Algérie, il s’agit d’un placement de masse. Pour cela, la formation professionnelle dans ces conditions pose un problème de confiance chez les employeurs sur la capacité de ces jeunes à bien s’approprier le métier et les activités de l’entreprise. Pour Eric Verdier, le grand défi sera «de voir comment assurer une bonne formation de qualité à ces jeunes pour qu’ils soient au niveau des exigences des employeurs. Sur ce point, le conférencier avance quelques recommandations en vue de faire de la formation une voie de promotion professionnelle et non de relégation sociale. Tout d’abord, il faut renforcer les liens entre l’établissement, l’élève et les employeurs. Ces derniers devraient être impliqués dans l’élaboration des programmes de formation en concertation avec les formateurs. Cela pour permettre de répondre à leurs besoins réels sur les métiers et les compétences. Il faut aussi favoriser une alternance construite entre l’école et l’entreprise dans laquelle le jeune pourra avoir différents statuts: apprenti, stagiaire… «Et également bien définir ce que le jeune doit faire avec un but de développer ses compétences et éviter de le cantonner le long de son parcours professionnel dans de petits boulots comme une main d’œuvre à bon marché», ajoute Verdier. Sans oublier de créer, à travers des passerelles, une continuité qualitative entre l’apprentissage en situation de travail et la formation en alternance institutionnalisée. Pour le chercheur français, la promotion de la formation professionnelle passe notamment par la qualité de ses prestations avec un système d’évaluation périodique. C’est un défi qui concerne le système de l’éducation dans son ensemble.

Nour Eddine EL AISSIhttp://www.leconomiste.com/
 
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