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Le blog d'education et de formation

Europe: A quoi sert l’éducation secondaire ?

29 Septembre 2010 , Rédigé par mohamedمحمد Publié dans #موضوعات تربوية

Dossier

A quoi sert l’éducation secondaire ?

Longtemps réservée aux élites, l’éducation secondaire s’est démocratisée dans les pays occidentaux après 1945 : le progrès social s’accompagnait alors d’une élévation des niveaux de diplôme. Puis la compétition scolaire s’est durcie avec l’apparition de nouvelles hiérarchies : entre filières, entre établissements, entre privé et public.

Certains gouvernements favorisent le « libre choix » des parents, au risque d’aggraver les inégalités. C’est le cas des Etats-Unis (lire « Volte-face d’une ministre américaine »). D’autres, comme le Japon, instaurent enfin la gratuité (« Quand les lycées japonais découvrent la gratuité »). En France, le pouvoir met en cause le statut des enseignants (« Feu sur les enseignants »).

Le rôle de l’enseignement secondaire fait débat. Doit-il fournir des compétences de base pour les nouveaux emplois non qualifiés, comme le suggère la Commission européenne (« En Europe, les compétences contre le savoir »), ou constitue-t-il un véritable enjeu de réduction des inégalités sociales et culturelles (« Et si l’école servait à apprendre... ») ?

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Voir aussi

  • Feu sur les enseignants, par Gilles Balbastre
  • Volte-face d’une ministre américaine, par Diane Ravitch
  • Et si l’école servait à apprendre..., par Sandrine Garcia
  • En Europe, les compétences contre le savoir, par Nico Hirtt
  • Quand les lycées japonais découvrent la gratuité, par Emilie Guyonnet
  • http://www.monde-diplomatique.fr/2010/10/A/19781
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  • A quoi sert l’éducation secondaire ?

    Feu sur les enseignants

    Alors qu’aux Etats-Unis certains dirigeants — dont une ancienne vice-ministre américaine de l’éducation — critiquent la mise en compétition des établissements et l’évaluation des élèves, cette logique inspire les réformes françaises. Le gouvernement tente d’affaiblir le statut des enseignants, un corps traditionnellement revendicatif, en individualisant les carrières (lire A quoi sert l’éducation secondaire ?).

    Par Gilles Balbastre

    « Dynamique et réactif », « disponible », « grand sens de l’autorité naturelle, alliant fermeté et souplesse », « ouverture d’esprit », « capacité à mener des projets », « capacité à innover ». Les exigences des employeurs qui déposaient à la veille de l’été 2010 leurs « fiches de recrutement » sur Internet n’étonnent guère. Plus inhabituelle, cependant, est la catégorie professionnelle à laquelle ils s’adressent : les enseignants. Un bouleversement ? Pas vraiment.

    Depuis une petite dizaine d’années, différents ministres se sont évertués à accommoder le service public de l’Education nationale aux principes du management « moderne ». Avec la volonté d’imiter le modèle de relations sociales du secteur privé, en transformant chaque établissement en petite entreprise autonome.

    Annoncé à bas bruit par le ministre de l’éducation, M. Luc Chatel, au cours des Etats généraux de la sécurité à l’école, en avril, le programme Clair (Collèges et lycées pour l’ambition, l’innovation et la réussite) constitue le dernier avatar de cette « révolution ». Encore expérimental et restreint à une centaine d’établissements « concentrant le plus de difficultés en matière de climat scolaire et de violence  », ce dispositif donne la possibilité aux chefs d’établissement de « recruter les professeurs sur profil ». En d’autres termes, les enseignants, y compris les détenteurs du certificat d’aptitude au professorat de l’enseignement du second degré (Capes) ou de l’agrégation, seront désormais nommés sans passer par le mouvement national de mutations qui leur garantissait depuis des décennies une indépendance d’action par rapport à leur direction administrative.

    Autre mesure essentielle du dispositif : « Un préfet des études est désigné pour chaque niveau. Elément central de la cohérence des pratiques, du respect des règles communes et de l’implication des familles, il exerce une responsabilité sur le plan pédagogique et éducatif. » Avec la création de ces « préfets », sorte de contremaîtres, une hiérarchie intermédiaire voit ainsi le jour (...)


    Retrouvez la version intégrale de cet article dans Le Monde diplomatique d’octobre 2010 actuellement en kiosques.

    Gilles Balbastre.

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    Lien  

    Gilles Balbastre

    http://www.monde-diplomatique.fr/2010/10/BALBASTRE/19740

    Voir aussi

  • Volte-face d’une ministre américaine, par Diane Ravitch
  • A quoi sert l’éducation secondaire ?
  • Et si l’école servait à apprendre..., par Sandrine Garcia
  • En Europe, les compétences contre le savoir, par Nico

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