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Le blog d'education et de formation

Enseignement supérieur: Une affaire de femmes

28 Juillet 2010 , Rédigé par mazagan Publié dans #مقالات واخبار

LES CAHIERS DE L’EMERGENCE

Enseignement supérieur: Une affaire de femmes
 
· Importante hausse des diplômées depuis les années 90

· 76% des diplômés en sciences de l’éducation sont des femmes


· Les hommes dominent les doctorats


L’enseignement supérieur a été pendant très longtemps un domaine dédié aux hommes. Mais depuis les années 90, la participation de la femme a connu une importante hausse. Cette tendance a mené à un effacement des inégalités entre les sexes avant leur inversion.
D’après le rapport sur l’enseignement supérieur à l’horizon 2030 publié par l’OCDE, les systèmes d’enseignement supérieur des pays membres comptent en moyenne plus de femmes que d’hommes quel que soit l’âge, aussi bien dans l’enseignement supérieur général que technique. C’est seulement au niveau doctoral que les hommes demeurent encore majoritaires en moyenne. Cela dit, les femmes risquent visiblement de les rattraper, la parité étant déjà presque atteinte.
L’inversion des inégalités entre les sexes dans l’enseignement supérieur découle de différents facteurs démographique, économique, sociologique et éducatif. De plus, ce développement est en hausse constante, visant à toucher tous les secteurs d’activités professionnelles.
Les femmes ont renforcé leur participation à l’enseignement supérieur et leur niveau de formation plus rapidement que les hommes au cours des dernières décennies. Les inégalités entre les sexes ont d’abord été rattrapées avant d’être inversé. C’est cette inversion des inégalités entre les sexes dans les jeunes cohortes qui a permis d’atteindre l’égalité du niveau de formation des deux sexes pour l’ensemble de la population de 25 à 64 ans. L’étude montre que dans les pays de l’OCDE, près de 57% des diplômés en 2005 sont des femmes. Pour des raisons purement démographiques, ces inégalités perdureront dans les prochaines décennies même si les hommes parvenaient à rattraper leur retard dans les années à venir (63% en 2025): la formation des adultes n’évoluant plus beaucoup après un certain âge, la participation accrue des hommes des jeunes générations ne pourra pas avoir d’effet sur le niveau global de la population avant quelques décennies. Cependant, les choix d’études des hommes et des femmes demeurent très différenciés: cette ségrégation a probablement diminué durant les dernières décennies, mais peu entre 1998 et 2005. Les disciplines agronomiques mises à part, la féminisation de l’enseignement supérieur a essentiellement accentué la ségrégation sexuelle des disciplines déjà féminisées: santé, services et éducation (en 2005, 76% des diplômes en sciences de l’éducation étaient obtenus par des femmes, mais seulement 26% en ingénierie).
Aucun des facteurs qui permettent de comprendre cette inversion ne semblent devoir disparaître ou se retourner dans les décennies à venir. Au contraire, certains d’entre eux pointent vers une croissance plus rapide du niveau de formation des femmes par rapport à celui des hommes. Les inégalités éducatives en défaveur des hommes ont ainsi toutes les chances de perdurer et de se creuser. La logique de remplacement des générations implique que la population féminine sera de toute façon durablement mieux formée que la population masculine.
Dans les démocraties, la lutte contre les inégalités n’est pas seulement subordonnée à l’égalité sur le marché du travail. L’équité consiste à s’assurer que chacun a les conditions de réaliser son potentiel. Ensuite, la diversité importe dans la mesure où elle représente un enrichissement social pour tous. Enfin, les inégalités éducatives en faveur des femmes peuvent aussi les desservir sur le marché du travail si elles sont associées à une plus forte ségrégation sexuelle disciplinaire.
La recherche montre que l’inégalité salariale en défaveur des femmes est davantage associée au pourcentage de filles qui étudient dans une discipline qu’à la discipline elle-même. Si nombre de pays encouragent les femmes à faire de la science, pour favoriser la mixité et promouvoir l’égalité salariale entre les sexes, trop peu encouragent les hommes à améliorer leurs performances en langues et à travailler dans des secteurs féminisés.


Les nouvelles inégalités


UNE autre raison de se soucier de l’inversion des inégalités tient à l’ignorance actuelle de ses possibles conséquences sociales. De l’installation durable de ces nouvelles inégalités pourraient naître d’indésirables stéréotypes sociaux, selon lesquels les études supérieures seraient une affaire de filles. S’ils ont peu de chances de s’établir dans les milieux sociaux les plus favorisés, ils pourraient être adoptés par les milieux les plus défavorisés, où, dans plusieurs pays, les inégalités en défaveur des garçons sont déjà les plus marquées. Les sociétés se sont accommodées pendant longtemps des inégalités en défaveur des femmes; elles pourraient sans doute tout autant s’accommoder des inégalités en défaveur des hommes. Cela dit, l’idéal d’égalité n’en reste pas moins préférable, concluent les experts de l’OCDE.

Mariem TABIH,
stagiaire de l’ESJC avec A.S.

 
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