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Le blog d'education et de formation

Enseignement/Plan d’urgence

29 Novembre 2010 , Rédigé par mohamedمحمد Publié dans #مقالات واخبار

 

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Enseignement/Plan d’urgence

Encore trop de résistances
 
· «Celles qui n’ont pas intérêt à ce que les choses fonctionnent autrement», selon Akhchichine

· Les élites «ont tourné le dos à l’école publique»


· Premiers résultats positifs du Plan


C’est devant un parterre de chefs d’entreprises, d’hommes de lettres et d’étudiants du supérieur que Ahmed Akhchichine a choisi de présenter le premier bilan d’étape du plan d’urgence de l’enseignement. Une rencontre organisée par le centre de recherches Links en fin de semaine dernière. Il est incontestable, au vu des chiffres, que des améliorations notamment au niveau de l’extension de l’offre scolaire, ont été enregistrées. Sauf que le secteur est encore miné par «des archaïsmes, des limites dans le savoir-faire et des partenariats non assumés», indique Akhchichine. Le premier boulet est le conservatisme, celui d’assurer un minimum plutôt que de regarder vers l’avant. Mais aussi un défaitisme et ce qu’appelle le ministre des résistances conscientes, celles qui n’ont pas intérêt à ce que les choses fonctionnent autrement.
Sans oublier le poids des «mini-corporations, qui n’avancent pas si elles n’ont pas de dividendes directs par rapport à leur corporation».
Autre résistance, le rejet de la part du corps enseignant des personnes nouvellement recrutées mais pas issues de l’Education. «Quand il a fallu nommer à des postes de responsabilité des profils différents, il y a eu des résistances de la part de certains enseignants estimant être les seuls à avoir la légitimité de parler de l’école», explique Akchichine.
Autant de comportements qu’il a fallu combattre et qu’il faut encore combattre pour voir aboutir des résultats notoires au Plan d’urgence.
Reste que celui-ci a généré des phénomènes nouveaux: des tâches avec de nouvelles approches, une augmentation drastique de la charge du travail, et l’obligation de résultat, d’où le problème du savoir-faire et ses limites.
Troisième frein cité, «les partenariats non assumés» pour le raccordement à l’eau potable et la connexion au réseau électrique. Pour beaucoup de douars encore, le raccordement a été fait sauf pour l’école. C’est valable pour le transport ou encore l’entretien de l’école.
Akhchichine estime par aileurs que les parents ne s’investissent pas suffisamment dans l’éducation de leurs enfants. Les élites ont également un rôle à jouer. «Elles ont tourné le dos à l’école publique, qui ne représente pas pour eux une préoccupation. Si l’école sort de notre agenda au quotidien, ce sont autant de solutions en moins pour ceux qui en ont besoin », fustige le ministre.
Au cours de son intervention, celui-ci a effectué un bilan d’étape du Plan d’urgence. Pour le volet enseignement, les principaux chantiers entamés sont ceux de l’extension de l’offre scolaire, notamment par la création de 359 établissements et de 18 internats et de la mise à niveau de l’existant. L’encadrement pédagogique a été renforcé par le recrutement de 13.960 enseignants répartis sur les trois cycles et l’encadrement administratif renforcé pour sa part avec, entre autres, 430 administrateurs et 90 ingénieurs.
Un autre levier sur lequel le plan agit est celui de l’égalité des chances avec les initiatives telles que «Un million de cartables», le programme Tayssir qui consiste à apporter un soutien financier aux parents pour maintenir leurs enfants à l’école. Ce programme a enregistré des résultats importants malgré la faiblesse de l’enveloppe réservée aux parents: les familles bénéficiaires sont passées de 47.000 (88.000 enfants) à 160.000 (300.000 enfants). Les demandes des familles sont de plus en plus élevées. Par ailleurs, il a été noté, toujours en rapport avec le programme Tayssir, une baisse de 60% du taux d’absentéisme et une baisse de 68% de l’abandon en cours d’année scolaire.
Pour l’enseignement supérieur, les effectifs globaux ont augmenté de 10% avec une hausse dans les filières techniques et scientifiques et dans les établissements à accès régulé de 45%. Les diplômes de l’enseignement supérieur sont également plus nombreux, passant de près de 34.000 à 40.000. L’université a également mis en place les licences nouvelles approches avec les introductions de modules de langues, de TIC.
Les filières accréditées ont augmentée de 47% entre 2007-2008 et 2009-2010. Aujourd’hui, 55% de l’offre de formation de l’universitaire est professionnalisante. Les initiatives 10.000 ingénieurs et Maroc offshoring 2010 sont aussi sur une bonne voie. Par contre, celle des 3.300 médecins n’a pas encore atteint son objectif. L’effectif des nouveaux inscrits n’est que de 1.750 étudiants en 2009-2010.

J.K
 
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