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Le blog d'education et de formation

Enseignement-formation

22 Février 2010 , Rédigé par mazagan Publié dans #مقالات واخبار

Enseignement-formation

Le CSE prépare une nouvelle vision
 
· Le rôle de l’enseignant au cœur de la démarche

· L’école devra accompagner l’esprit de régionalisation


LE Conseil supérieur de l’Enseignement (CSE) est en train de mener une restructuration du système pédagogique. Pour débattre et conceptualiser la nouvelle vision, le CSE invite ses membres à participer à sa 11e session ordinaire. Une rencontre qui se déroulera en deux temps: ces 22 et 23 février ainsi que les 5 et 6 avril prochains.
La première phase consiste à examiner «le projet d’avis du conseil sur la promotion du métier d’enseignant et de formateur». Quant à la seconde étape, elle focalisera plutôt l’enseignement et la formation privés ainsi que l’adoption des moutures définitives de deux avis sur le développement du système des classes préparatoires et du cycle de l’agrégation ainsi que le volet lié au partenariat institutionnel. L’assemblée plénière fera également le point sur «la maîtrise des compétences linguistiques dans le système d’éducation et de formation».
La première mouture de la nouvelle vision, un document de 46 pages dont L’Economiste détient copie, ambitionne de rehausser «le corps et la profession de l’enseignement et de la formation». Elle focalise un élément capital dans le système pédagogique, à savoir l’enseignant. «Un acteur qui est au cœur des enjeux et des missions de l’école».
Ainsi, et compte tenu des mutations profondes que connaît l’enseignement, le rôle de l’école et de l’enseignant ne se limite plus à l’éducation, l’enseignement et la formation. «La mission de cet acteur-clé devient de plus en plus complexe avec un cahier des charges qui intègre aussi bien la transmission du savoir que les valeurs de citoyenneté, l’animation et l’encadrement du cursus scolaire et universitaire», précise le livrable. Plus encore, l’enseignant devient aujourd’hui un animateur social. Ce qui suppose une redéfinition précise de ces nouvelles missions tout en intégrant cet acteur dans «une structuration durable de l’école». D’où l’urgence d’une nouvelle vision qui reconsidère la mission de l’enseignement ainsi que celle de la formation. Les nouveaux rôles devront désormais tenir compte des standards internationaux. Pour opérer le changement, le CSE se base sur les résultats des diagnostics réalisés et les sondages d’opinion effectués auprès du corps enseignant ainsi qu’une série d’audiences auprès des publics cibles. Des études comparatives et benchmarks internationaux ont aussi été effectués auprès de plusieurs systèmes de l’enseignement supérieur. Le CSE continue d’ailleurs à mener des études et recherches approfondies. Le Conseil devra émettre prochainement son avis. In fine, l’université marocaine pourra aspirer à une autonomie plus élargie basée sur la contractualisation, le contrôle et l’évaluation continus.
Le projet de vision du CSE part de cinq postulats. Parmi ces derniers, figurent la motivation des enseignants, le respect de leurs droits et la réhabilitation de cette profession mais dans le respect des engagements et des devoirs professionnels. S’y ajoute le postulat des moyens mis en place par l’école (espaces, supports pédagogiques, manuels et programmes, direction, contrôle, encadrement…). Plus important encore, la dimension décentralisée d’un système qui devra relever des académies régionales et s’inscrire dans le projet de régionalisation du Royaume.


Nouvelle génération d’enseignants


DE sources proches du CSE, le contexte actuel se prête à la nouvelle vision. D’autant plus qu’il y a aujourd’hui unanimité autour de la réhabilitation de l’enseignement et de la formation. S’y ajoutent les mutations que connaît la structure des âges du corps enseignant, laquelle s’orientera vers le rajeunissement à partir de 2012. Plusieurs autres facteurs plaident aussi pour une anticipation des besoins en encadrement dans l’enseignement et la formation. Ce qui implique de revoir les conditions de formation et de sélection de la nouvelle génération des enseignants-formateurs. Tout en insistant sur la mise à niveau de ceux qui exercent déjà.

Amin RBOUB

leconomiste.com

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