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Le blog d'education et de formation

Enseignement ;près de 48 milliards de DH (dont 37 milliards pour la seule masse salariale!).

27 Octobre 2010 , Rédigé par mohamedمحمد Publié dans #مقالات واخبار

 

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Dépeçage
 
A chaque loi de Finances, le gouvernement est confronté à un dilemme: comment faire mieux avec le moins possible. Il est tout à fait normal à ce titre que Mezouar puisse contraindre, parfois dans la douleur, les ministres à plafonner, une fois de plus, l’évolution de leurs dépenses. A l’occasion des discussions pour les rallonges budgétaires, ce postulat n’est pas toujours respecté puisque certains départements arrivent tout de même à négocier des enveloppes supplémentaires. Voire être exonérés de la rigueur demandée au budget de l’Etat comme l’Enseignement qui affiche près de 48 milliards de DH (dont 37 milliards pour la seule masse salariale!). Ce qui en fait sans doute l’une des plus importantes missions du point de vue financier.
Pour le reste, il semble y avoir quelques dégâts collatéraux. Le fait que l’Equipement et Transports par exemple soit confronté à une baisse de son budget en 2011 est non seulement une surprise mais un déni de réalité. Certes, les crédits qui y sont consacrés pour cette année, à savoir 8,8 milliards de DH, peuvent paraître non négligeables ou donner l’impression que ce secteur n’est pas si mal loti.
A vrai dire ce ne sera sans doute pas assez, vu les attentes: routes, logistiques, code de la route. L’Equipement, les routes et les ports sont probablement l’un des rares secteurs où les résultats sont visibles. Aucun Marocain ne le contestera. Ils font partie de ces dépenses moteurs de l’économie qu’il ne faut surtout pas ralentir si l’on veut éviter d’obérer la croissance. Les dizaines de projets réussis ces dernières années ont fait de ce ministère une administration modèle. Les chantiers sont si contrôlés, si bien déployés qu’ils laissent rarement place à des imprévus. Et même pour le code de la route, s’il y a des ratés au démarrage, il est encore trop tôt pour donner des cartons rouges sur un chantier transversal par définition. A l’aune de ce bilan, le «dépeçage» 2011 donne du coup l’impression d’être une erreur de casting.

Mohamed Benabid
 
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