Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Le blog d'education et de formation

Développement humain Une nouvelle approche d'évaluation

3 Novembre 2010 , Rédigé par mohamedمحمد Publié dans #مقالات واخبار

 

Envoyer à un amiImprimer cet article Développement humain Le Maroc soigne ses déficits     Développement humain Pourquoi il faut changer de modèle économique
Développement humain

Une nouvelle approche d'évaluation
 
· Les disparités entre pays pourraient être intégrées parmi les indicateurs

· Les nouveaux paradigmes interpellent des innovations institutionnelles


Les experts en développement humain sont à l’affût du 20e rapport sur le développement humain (RDH), dont la diffusion est prévue pour demain, jeudi 4 novembre. «Un travail qui permettra d’évaluer le chemin parcouru et de discuter de la manière dont les indicateurs du développement humain pourront être améliorés», déclare Kamal Dervich, ancien administrateur du Pnud. La soutenabilité du développement, la protection de l’environnement et le réchauffement climatique sont des éléments qu’il faudra intégrer dans les nouvelles approches prévues à l’occasion du 20e anniversaire du premier RDH, affirme l’ancien responsable du Pnud.
Pour rappel, le premier rapport sur le développement humain avait été rédigé en 1990 par Mahbub Ul Haq, ancien ministre pakistanais du Plan. Le document avait mis fin au monopole du PIB comme principal indicateur pour mesurer le développement humain. «C’est un indicateur qui ne renseigne pas sur la répartition des richesses ni sur le niveau réel des différentes couches de la société», explique Ahmed Alami Lahlimi, haut-commissaire au Plan (HCP). Celui-ci cite l’exemple d’un pays de 1,9 million d’habitants, avec un PIB de 13.640 dollars par tête. Or, la richesse nationale est détenue par 53% seulement des habitants. Ce qui réduit la pertinence de cet indicateur pour mesurer le développement humain. Par ailleurs, pour le haut-commissaire au Plan, «le PIB constitue une donnée figée dans le temps puisqu’elle n’est pas contextualisée et ne renseigne pas sur la dynamique interne d’un pays».
Autre indicateur, l’espérance de vie à la naissance. Il s’agit d’un élément qui renseigne sur le système de santé d’un pays, mais qui ne constitue pas non plus un indicateur suffisant puisque le système de collecte de l’information n’est pas homogène pour tous les pays. L’éducation constitue un autre indicateur du développement humain puisqu’il renseigne sur le degré d’analphabétisme dans un pays. Deux facteurs qui peuvent influer favorablement sur le classement de ce pays.
Sur un tout autre chapitre, si l’évolution d’un PIB peut intervenir en quelques mois, à la faveur de la flambée du prix du pétrole, par exemple, l’amélioration de l’éducation ou de l’espérance de vie peut prendre plusieurs années, voire plusieurs décennies.
Quelles sont donc les pistes pour améliorer les performances en matière de développement humain? Le partenariat entre acteurs publics et privés et l’intégration de nouveaux intervenants peuvent constituer une solution pour améliorer les performances en matière de développement humain. Pour Me Daniel Hurstel, professeur à Sciences-Po Paris en France, les entreprises privées sont des acteurs très importants pour faire face aux défis que pose le développement humain. Dans ce contexte, l’intervenant expose sa théorie du social business. «C’est un entrepreneur qui a un projet d’entreprise avec un but social», explique-t-il. Dans ce modèle d’entreprenariat «le profit de finalité devient un moyen», poursuit-il. Pour lui, l’entreprise sociale se montre parfaitement consciente des impératifs liés à ses ambitions et ne craint pas de partager les bénéfices.
De fait, l’opposition la plus nette avec les entreprises qui n’ont pas de but social consiste dans ses dimensions collective et démocratique. L’expert donne dans ce contexte comme exemple la Community interest company (CIC), britannique, créée en 2004.
Ce modèle anglo-saxon du genre serait soumis à trois règles: exercer son activité dans l’intérêt d’une collectivité, respecter le principe de l’asset lock, c'est-à-dire l’affectation des actifs, y compris l’essentiel des profits, au bénéfice de la collectivité, et le contrôle d’un regulator (personne indépendante nommée par les pouvoirs publics).
De fait, dans ce concept, tout converge vers une finalité sociale. Aussi, il est important d’encourager ce modèle d’entreprise citoyenne pour soutenir le développement humain, a souligné le conférencier. Cette convergence tant recherchée vers le social et le dépassement des difficultés de mise en œuvre qu’a rencontrées l’expérience marocaine de développement humain, passe également par la mise en place de plusieurs instruments sur le plan institutionnel. De l’avis de Mohamed Chafiki, directeur des études et des prévisions financières au ministère des Finances, il y a des réformes à réaliser telle que la refonte de la loi organique des finances..

M. A. & H. E.
 
Envoyer à un amiImprimer cet article Développement humain Le Maroc soigne ses déficits     Développement humain Pourquoi il faut changer de modèle économique


© 2001 L'économiste - Réalisation : Lnet Multimedia
888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888

Envoyer à un amiImprimer cet article Développement humain Une nouvelle approche d'évaluation     Essaouira renforce sa coopération avec La Rochelle
Développement humain

Pourquoi il faut changer de modèle économique
 
· Faire de la demande intérieure le principal moteur de croissance

· Redistribuer la richesse en favorisant l’émergence d’une classe moyenne


· Assurer l’intégration sociale par l’emploi


Quelle place pour la redistribution des richesses dans une stratégie de développement humain? La problématique ne date pas d’aujourd’hui, mais elle a été révélée au grand jour par le déclenchement de la crise économique internationale. «La forme de mondialisation que nous avons vécue jusqu'à présent a permis de reposer la question avec une acuité nouvelle», déclare Dominique Strauss-Kahn, directeur général du Fonds monétaire international (FMI), lors de la première journée du Forum international sur le développement humain, organisé les 1er et 2 novembre à Agadir. Il faut toutefois reconnaître que la mondialisation a contribué à sortir des centaines de millions d’hommes et de femmes de la pauvreté grâce, notamment, à l’extension du commerce international et à l’interconnectivité des économies et la croissance qui en ont résulté. De plus, les clivages sont tombés dans le domaine des échanges des connaissances et des technologies. «Ce qui a favorisé l’émergence de nouvelles puissances économiques dont le Maroc fait partie et le changement au niveau des forces économiques mondiales», explique le patron du FMI. Mais d’un autre côte, la mondialisation a accentué les disparités économiques entre les pays et à l’intérieur même de ces derniers. Les pays les plus inégalitaires sont ceux qui ont les pires indicateurs sociaux. Mais dans une puissance économique de la taille des Etats-Unis, la crise économique a généré des phénomènes nouveaux. En effet, «les inégalités du début de la crise sont revenues au même niveau d’avant la crise», explique l’intervenant. En cause, le dérèglement du système économique dû à la nouvelle incohérence de la redistribution des richesses. Le modèle économique adopté, analysé, contesté depuis des décennies et maintenu malgré tout, était déséquilibré. Ceci est vrai quand on sait que dans certains pays, la croissance est tirée par la dette, tandis que dans d’autres, elle est fondée sur l’épargne. Ce qui donne lieu à une croissance si instable qu’il «suffit d’une pichenette comme la crise des subprimes pour générer une crise économique internationale», déclare Strauss-Kahn. L’illusion concernant la pertinence de ce modèle économique, soutenu même s’il ne favorisait pas la redistribution de la richesse, s’est écroulée avec la crise. Cette situation s’est traduite aux Etats-Unis par des inégalités aggravées, un recours massif à l’endettement, d’où un impact négatif sur le secteur financier. En Chine, où la croissance s’est depuis longtemps appuyée sur l’export, les disparités entre les provinces côtières exportatrices et le reste du pays sont apparues, malgré les gigantesques réserves de devises et la meilleure croissance économique.
Selon le directeur général du FMI, il est important que des pays émergents comme le Maroc s'interrogent sur le rapport entre croissance et développement humain. Pour lui, l'expérience marocaine en matière de développement humain a le mérite d'avoir mis la lumière sur la question de la redistribution des richesses et la réduction des inégalités au sein du même pays. «La croissance est certes nécessaire, mais insuffisante pour la réduction des inégalités. Le développement de l'éducation, de la santé ou encore l’accès des femmes au travail, sont incontournables. D'où l'importance de politiques volontaires comme l'INDH», a-t-il souligné. Selon lui, «la croissance est plus forte quand on prête davantage d'attention aux questions des inégalités et du développement humain parce que les deux s'imbriquent. En plus, les sociétés les plus inégalitaires sont celles-là mêmes qui ont les indicateurs sociaux les plus faibles». Dans ce contexte, le DG du FMI a souligné que le Maroc s'est engagé sur la bonne voie du développement en mettant l'accent à la fois sur la croissance économique et le développement humain. Les politiques de développement humain permettent d'atteindre une meilleure croissance, a-t-il expliqué.
Il est incontestable que le monde est maintenant devant une nouvelle ère. Mais pas question de tourner le dos à la mondialisation. «Nous devons utiliser le marché pour assurer la croissance. D’ailleurs, il n’existe aucun autre moyen pouvant générer de la croissance, de l’emploi, du pouvoir d’achat autre que le marché», prévient le DG du FMI. En termes de politique économique, pour changer de modèle économique, il faut rééquilibrer la croissance. Pour Strauss-Kahn, elle devrait reposer plus sur la demande intérieure et moins sur les exportations. Ce qui permet de générer une classe moyenne. C’est d’ailleurs en cela que consiste avant tout la redistribution de la richesse et la mise en place d’une dynamique sociale. Les instruments pour rééquilibrer la croissance portent sur l’institution de filets de sécurité sociaux, de systèmes de sécurité sociale, l’infrastructure, l’innovation en termes d’investissements…
Mais le changement de modèle économique ne peut intervenir qu’une fois les défis identifiés par le G20 auront été résolus. En tête de ces priorités, les problèmes du secteur financier. Chefs d’Etat et experts de tout bord sont unanimes que le secteur financier ne devra plus «déraper». Pour ce faire, plusieurs mesures ont été prises en termes en réglementation. Mais la supervision et le contrôle au niveau mondial reste encore le talon d’Achille de cette réforme. Beaucoup de chemin reste donc encore à parcourir pour éviter que les failles de l’ancien modèle économique ne s’étendent au nouveau schéma qui est en cours de conception.


Mena: 18 millions d’emplois à créer


Autre priorité pour le G20, la création d’emploi afin de mieux repartir la croissance. Quand on sait que plus de 30 millions d’emplois ont été perdus dans le monde, l’on devine l’étendue de la tâche. Le défi est d’autant plus considérable qu’il faudra trouver de l’emploi à plus de 150 millions de personnes au cours des dix prochaines années. «Quand on perd son emploi, on est plus exposé aux problèmes de santé, et plus de difficultés à assurer à ses enfants une bonne éducation. On perd également foi dans la démocratie et dans les institutions. Ce qui peut conduire à l’instabilité politique et même à la guerre», déclare Strauss-Kahn. Par conséquent, il faut garantir aux citoyens leur insertion dans la société. Le défi sera plus difficile à relever en Afrique du Nord, qui compte une forte évolution démographique. Au cours des dix ans, 18 millions d’emplois devront être créés dans les six principaux pays de la zone du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord. Par conséquent, les priorités pour ces pays, dont le Maroc, tiennent en un mot: «l’emploi, l’emploi et l’emploi».

M. A. & H. E.

 
Envoyer à un amiImprimer cet article

 

 

Développement humain Une nouvelle approche d'évaluation

    Essaouira renforce sa coopération avec La Rochelle

 

Développement humain

Le Maroc soigne ses déficits
 
· En 2008, le taux de pauvreté a été réduit à 9% contre 15% en 2001

· La précarité ne représente plus que 17% contre 22%



LE Maroc dans le top 10 mondial du développement humain. Et c’est bien Amat Al Alim Soswa, directrice régionale du bureau du Pnud pour les Etats arabes en personne, qui en a fait l’annonce, lundi dernier lors de la première journée du forum international consacré à la thématique. Forum qui se tient à Agadir.
«Le Maroc pointe parmi les 10 meilleures performances mondiales en matière de développement humain au cours de la période située entre 1970 et 2010», a-t-elle déclaré. De plus, la responsable régionale du Pnud a affirmé qu’au cours des 40 dernières années, le Royaume a amélioré de manière notable ses indicateurs en matière d’éducation, de santé et de revenus. «Le Maroc fait partie des pays leaders au niveau de la mise en place de politiques visant à améliorer les conditions de vie des citoyens», a-t-elle ajouté. Mais la responsable s’est refusée à donner plus de détails. En effet, le rapport intégral devra être dévoilé jeudi 4 novembre et pourra être consulté sur le site internet du Pnud.
De source proche du Haut commissariat au plan (HCP), ce classement n’est pas une surprise. «Nous avons abouti aux mêmes conclusions que le Pnud en 2009», assure un expert marocain. Fini donc la polémique avec le HCP autour du rang du Maroc en matière de développement humain et la méthodologie de son évaluation? En tout cas, pour Edgar Morin, sociologue et philosophe français, «il faut arrêter de se cantonner aux indicateurs purement quantitatifs. Il est temps d’intégrer d’autres valeurs qualitatives telles que le savoir, le savoir-faire, la culture… ».
Le classement des pays sur la base d’indicateurs homogènes comme le PIB, l’éducation, l’accès aux soins, etc., ne fait pas l’unanimité. Selon un expert du HCP, «il faut évaluer les pays sur ce qu’ils font pour réduire leurs déficits sociaux».
Les politiques sociales, conjuguées à l’Initiative nationale pour le développement humain, ont donné des résultats probants. «En 2008, le taux de pauvreté a été réduit à 9% contre 15% en 2001. Au cours de la même période, la précarité ne représentait plus que 17% contre 22%», déclare Abdellatif Jouahri, wali de Bank Al-Maghrib (BAM). Autre indicateur positif, la quasi-généralisation de l’accès à l’eau potable et à l’électricité dans la majeure partie du Royaume.
Pour le wali de BAM, la mise en place de l’assurance maladie obligatoire, qui a bénéficié à plus de 2,5 millions de personnes, l’exonération fiscale des bas salaires ainsi que la compensation, qui doit être réformée bientôt dans le sens d’un meilleur ciblage, constituent des avancées importantes.
A ces performances, s’ajoutent les résultats enregistrés par le secteur de la microfinance. «Le volume des microcrédits au Maroc représente la moitié de ceux débloqués dans toute la région du Moyen-Orient et l’Afrique du Nord», affirme Jouahri. Selon ce dernier, une nouvelle réglementation verra le jour dans les semaines à venir et permettra aux institutions de microcrédit d’offrir une plus large gamme de produits de financement.
Si la responsable du Pnud a déclaré que le Maroc était un bon élève en matière de développement humain, Shamshad Akhtar, vice-présidente de la Banque mondiale pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, affirme avoir vu sur le terrain «des réalisations qui forcent l’admiration, notamment à Casablanca, Tanger et Taroudant». Mais le Maroc doit relever la barre. Et à ce titre, les activités génératrices de revenus ainsi que l’implication des acteurs locaux devraient occuper une place prépondérante dans sa stratégie de développement humain.
«L’approche du Maroc fera l’objet d’une analyse approfondie de la part de la Banque mondiale prévue pour 2013», annonce la représentante de la BM.
Une échéance que Jouahri aurait souhaitée plus brève. «Les résultats de ce travail pourraient être capitalisés à temps dans le cadre de la deuxième phase de l’INDH 2011-2015», suggère-t-il.

H.E & M.A
 
Envoyer à un amiImprimer cet article Tourisme: La saison 2011 s’annonce exceptionnelle     Développement humain Une nouvelle approche d'évaluation


© 2001 L'économiste - Réalisation : Lnet Multimedia

Partager cet article

Commenter cet article