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Le blog d'education et de formation

Demander un effort à l’élève et à son professeur.

13 Septembre 2010 , Rédigé par mazagan Publié dans #مقالات واخبار

 

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Excellence
 
Cette semaine, c’est la rentrée des classes. L’enjeu c’est de faire entrer l’excellence dans les mœurs scolaires, lesquelles y sont fort rétives.
Certes, aujourd’hui, il n’y a plus ces discours anti-excellence des années 1970-80 qui préféraient faire tomber le niveau plutôt que de demander un effort à l’élève et à son professeur.
Le Maroc n’est malheureusement pas la seule victime de ces idéologies. Le problème est que le Royaume est l’un des tout derniers à ne pas en être sorti. En Asie, dans les pays d’Europe du Nord… pas d’état d’âme. Il y a belle lurette que toutes les classes, tous les enseignants sont sous le régime de la compétition.
En Europe, spécialement en France, les mots compétition et évaluation effraient les parents et les enseignants, ce qui fait les beaux jours des syndicats. Leurs «luttes» ont été payantes: les meilleurs des enfants (les plus doués peut-être, les plus avantagés socialement sûrement) entrent dans les filaires à compétition. Les autres vont s’entasser dans les marais de la médiocrité, lesquels débouchent sur des emplois au rabais, sinon sur le chômage de longue durée. Le comble de l’hypocrisie sociale et politique.
Le Maroc n’en est même pas encore arrivé à ce niveau d’hypocrisie: il a même failli détruire, par inadvertance, ses écoles préparatoires publiques, lesquelles sont l’un des très rares ascenseurs sociaux existant encore. En dehors de cela, encéphalogramme plat: ni débat, ni protestations, ni adhésion…
Parmi les 250.000 personnes payées pour former les jeunes, il en est un nombre inconnu pour qui ce travail est avant tout une mission humaine et citoyenne. N’importe quel observateur les reconnaît facilement au milieu des autres, sauf que la bureaucratie, elle, ne sait pas les identifier.
Pourtant c’est avec ces passionnés (-ées) qu’il faut construire l’école de l’excellence, laquelle finira, peut-être un jour, par tirer tout le reste.

Nadia SALAH
 
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