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Le blog d'education et de formation

Contre l’abandon scolaire, l’aide directe

27 Avril 2010 , Rédigé par mazagan Publié dans #مقالات واخبار

Emploi et Carrière

Contre l’abandon scolaire, l’aide directe
 
· La scolarité gratuite n’est pas suffisante

· Début de succès pour le programme Taysir


LES disparités à l’école ainsi que la qualité de l’enseignement sont en train de saper les efforts de développement. Une rencontre a été organisée afin d’apporter des éclairages sur les voies d’une amélioration de la qualité du système éducatif. C’est l’Instance nationale d’évaluation, un des organes du Conseil supérieur de l’enseignement qui est chargé de procéder à l’évaluation du système d’éducation et de formation, en appréciant ses performances pédagogiques et financières par rapport aux objectifs qui lui sont assignés et en se référant aux normes internationales reconnues en la matière.
Lorsqu’il s’agit de dresser un état des lieux de notre système d’évaluation, nos préoccupations sont encore «basiques». Des préoccupations auxquelles s’est enfin attelé le plan d’urgence de l’enseignement. Au Maroc, le système scolaire souffre d’un manque d’infrastructures et de ressources humaines : transport, infrastructures sanitaires… Beaucoup d’enfants sont condamnés du fait de l’incapacité à réduire les inégalités profondes dans l’éducation. Le taux d’abandon est plus élevé chez les filles du fait du manque d’infrastructure d’accueil et le volet financier est primordial. Ahmed Benzzi, directeur de l’Académie de la région de Tadla-Azilal, est formel. La pauvreté est le facteur déterminant qui fait que les parents n’envoient pas leurs enfants à l’école. La gratuité de la scolarité dans l’éducation de base n’est pas suffisante, encore faut-il donner des incitations financières. Il revient sur le programme Tayssir contre la déperdition scolaire mis en place pour venir en aide au monde rural. Il s’agit de subventions remises aux parents, allant de 60 à 100 dh pour chaque enfant scolarisé au primaire, en contrepartie d’un engagement d’envoyer ses enfants à l’école. Le point fort est que les aides arrivent directement entre les mains des parents. Malgré le montant très modique, le programme commence à porter ses fruits, la tendance à la scolarisation étant en hausse, selon le directeur.
L’expérience française d’évaluation des inégalités de l’éducation, présentée lors de la rencontre par le chercheur François Charles Wolff, chercheur au laboratoire d’économie de Nantes, montre bien que les préoccupations sont inversées. «Du point de vue des politiques publiques, il peut être intéressant de faire plus de ciblage sur les aides financières», indique Wolff. La question est d’ailleurs au cœur de l’actualité en France puisque le président Nicolas Sarkozy, a annoncé que les allocations familiales seraient suspendues si le taux d’absentéisme sans justificatif d’un élève est trop important.
L’intérêt pour les décideurs publics de comprendre les déterminants de l’éducation et les sources d’inégalité est double. Il s’agit de répondre à deux questions majeures : quel est le rôle de l’investissement public dans l’éducation et les inégalités sont-elles entre familles on au sein des familles ? Et ce pour mieux orienter les aides à l’Education.

J. K.
 
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