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Le blog d'education et de formation

Concurrence/livre scolaire: Un marché qui intéresse peu d’opérateurs

26 Mai 2010 , Rédigé par mazagan Publié dans #مقالات واخبار

Concurrence/livre scolaire

Un marché qui intéresse peu d’opérateurs
 
· 46 éditeurs/imprimeurs ont participé à l’appel d’offres

· Ce marché compte 356 livres pour l’élève et 195 pour l’enseignant

Marges des intervenants, mode de détermination des prix, circuits de distribution… Le rapport de l’enquête sur la concurrence dans le secteur du livre scolaire analyse tout le circuit que traverse un livre scolaire avant son homologation. Une analyse qui a relevé bon nombre de couacs par rapport aux prix, aux délais et à la pluralité des manuels scolaires. Ce qui fausse la transparence et la concurrence dans l’édition du manuel scolaire.
Contre ces dysfonctionnements, le Premier ministre a mis en place une circulaire appelant à plus de précision dans les cahiers des charges. Parmi les principales mesures mises en place figure l’accroissement des délais pour la préparation des projets de livres scolaires entre 10 et 14 mois, accédant ainsi à une revendication des opérateurs. Quant au délai pour leur examen et leur validation, il est porté de 4 à 8 mois. La validité des livres scolaires est également fixée à 3 ans extensibles à deux années.
Dans sa circulaire, Abbas El Fassi insiste sur la nécessité de garantir le libre, jeu de la concurrence et d’assurer le pluralisme des références, mais à condition que le nombre de bénéficiaires dépasse la barre des 5.000 élèves.

90% des ventes réalisées durant la rentrée scolaire


L’exercice mené sur le livre scolaire a également le mérite de dresser l’état des lieux. Avant 2002, le marché du livre scolaire était dominé par 14 éditeurs/ imprimeurs, essentiellement des membres de l’Association marocaine des éditeurs (AME). Après la réforme, 46 éditeurs/imprimeurs ont participé à l’appel d’offres pour la production de livres scolaires. Pourtant, les statistiques 2005 du ministère du Commerce et de l’Industrie parlent de l’existence de 465 maisons d’édition et d’impression. Autrement dit, près de 90% des opérateurs se désintéressent de ce marché où l’édition est conditionnée par la répartition par établissement et par la disponibilité du livre d’occasion. Au total, ce marché compte 356 livres pour l’élève (contre 167 auparavant) et 195 livres pour l’enseignant.
Dans cette activité saisonnière où 90% des ventes s’effectuent durant la rentrée scolaire, les opérateurs disposent de leurs propres réseaux de distribution. Celle-ci s’opère notamment via les petits points de vente: kiosques, bureaux de tabac et les commerces multi-produits. S’y ajoutent les librairies de proximité et les librairies générales. Les premières se caractérisent par leur vocation scolaire et les secondes disposent d’un véritable fonds documentaire dans de nombreux domaines et peuvent être plus ou moins spécialisées.
Dans ce marché où la procédure de fixation des prix n’est pas respectée, les marges sur les prix de vente varient entre 8 et 10% pour les auteurs, 30% pour les distributeurs et 20% pour les libraires ou détaillants.

Khadija MASMOUDI
 
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© 2001 L'économiste 

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