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Le blog d'education et de formation

Comment formuler une situation « cible » ?

8 Novembre 2009 , Rédigé par mazagan Publié dans #METHODOLOGIE DU FRANCAIS

 Formulation traditionnelle

Problèmes de proportionnalité

8. Dans la cour d’une maison, un robinet coule en permanence avec un débit de 2,4 litres à l’heure. Quelle sera la dépense totale en eau de la famille sur une période de deux mois, en sachant que le prix unitaire du mètre cube d’eau est de 62 F pour les 30 premiers mètres cubes, et 102 F pour les mètres cubes suivants, et que le reste de la consommation d’eau de la famille s’élève à 28 mètres cubes ? (1 mois = 30 jours)

Formulation alternative (« situation-problème »)

Ali vient de recevoir sa facture d’eau. Elle montre une forte consommation. Croyant à une erreur, sa première réaction est d’être furieux. Et puis, il se demande : « Ne suis-je pas responsable ? Si c’était à cause de mon robinet qui coule goutte à goutte ? J’aurais peut-être avantage à le faire réparer. »

Aide Ali à prendre la décision. A-t-il intérêt à réparer son robinet ? Il a calculé qu’avec ce qu’il perd, il remplit un bidon de 50 litres par jour. Il a appris que le prix de la réparation du robinet est de 2500 F . Aide-toi de la facture ci-dessus.
Y aurait-il d’autres raisons qui pousseraient Ali à réparer son robinet ?


Voici quelques caractéristiques de cette formulation alternative.

  • On met en évidence l’enjeu de la situation, le « pourquoi » de résoudre la situation : économiser l’eau, en réparant un robinet qui coule.
  • On amène l’élève à se mettre dans la peau de celui à qui se pose le problème, la situation est racontée sous la forme d’une histoire.
  • Les valeurs sont présentes : dans cet exemple, respecter l’environnement en économisant l’eau.
  • La situation est ouverte, il y a une discussion possible ; dans cet exemple, l’économie ne se répercute pas sur deux mois, mais à plus long terme.
  • On se base sur des documents authentiques.
  • Les savoirs et savoir-faire à mobiliser ne sont pas connus au départ, mais sont à retrouver par l’élève (on ne dit pas qu’il s’agit d’un problème de proportionnalité).
  • Le langage utilisé est un langage plus direct.
  • On évite de présenter l’énoncé sous la forme d’un « pavé » unique. La situation se décline en différents morceaux, avec des phrases courtes.
  • Des données parasites sont introduites, pour rejoindre autant que possible une situation naturelle. Ici, les données parasites sont certaines données présentes sur la facture.

  http://www.hissabe.com/Articles/index.php?cat=1&index=11

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madmax 10/11/2009 20:00




Enseignement : pourra-t-on sortir de l’impasse ?


Moyens matériels, ressources humaines, niveau des élèves…, les défaillances sont nombreuses. Le sujet a fait l’objet d’un dîner-débat organisé par «La Vie éco» le 29 octobre.
M. Akhchichine met en avant son plan d’urgence et propose de s’attaquer aux problèmes en les fractionnant : 40 milliards de DH supplémentaires seront dépensés en trois ans.
Le privé qui devait assurer la complémentarité n’accueille que 7% des scolarisés contre 20% comme objectif initial.
Les discussions devaient
durer deux heures, elles auront largement débordé sur le temps imparti. «Enseignement, pourra-t-on sortir de l’impasse ?» : c’était le thème d’un dîner-débat organisé par La Vie éco, jeudi 29
octobre, et auquel ont pris part Ahmed Akhchichine, ministre de l’éducation nationale, Mohamed Barkaoui, président de l’Université Hassan II de Casablanca, Abderrahmane Lahlou, président du
groupe privé d’enseignement Mundiapolis et Abdellatif Qnouch, président de la Fédération nationale des associations des parents d’élèves.

13% des élèves seulement arrivent à décrocher leur bac
A minuit passé, donc, le débat n’était pas encore achevé tant il y avait à dire et l’animateur Thami Ghorfi, patron de Radio Aswat, partenaire de l’événement, a dû jouer de ses talents de
diplomate pour arrêter le flots des questions d’une salle de plus de 200 personnes. Il faut dire que, plus que tout autre thème, celui de l’enseignement passionne et ce d’autant plus que l’école
marocaine va mal, très mal. Il y a deux ans, alors que le chantier de la réforme du système d’éducation et de formation initié par une charte spécifique ne semblait pas avoir substantiellement
changé la donne -du moins en matière qualitative-, le Conseil supérieur de l’enseignement (CSE) se fendait d’un rapport -son premier du genre- sévère. Quelque 390 000 enfants quittent l’école
chaque année, dont plus de la moitié d’entre eux sans être en situation d’échec ni avoir été exclus du système. Sur 100 élèves inscrits en première année du primaire, seulement 13% obtiennent
leur bac. 80% des écoles rurales ne disposent pas de sanitaires, 75% sont dépourvues d’eau potable et 67% ne sont pas raccordées au réseau d’électricité. Le déficit en infrastructures entre
écoles primaires, collèges et lycées est estimé à 1100 établissements. La faiblesse du niveau figure également au chapitre des défaillances : un test sur des élèves de la 6e année du primaire
avait démontré que seulement le tiers d’entre eux connaît les opérations simples de calcul et en 2e et 3e année secondaire, 30% seulement des élèves à peine avaient le niveau requis en
physique-chimie. Enfin, d’autres maux, non moins graves, rongent le système d’enseignement comme la non-maîtrise des langues, le manque de ressources humaines qualifiées, l’absentéisme des
enseignants ou encore l’inadéquation entre les profils formés dans les universités et ceux demandés sur le marché du travail…
Comment en est-on arrivé là ? Pour quelle raison l’école publique qui a formé brillamment les meilleurs cadres d’aujourd’hui a-t-elle renoncé à jouer son rôle ? Comment sortir de l’impasse ? Y
a-t-il des solutions réelles au moment où le ministère de tutelle entame en cette rentrée 2009-2010 la première année effective de son programme d’urgence qui mobilisera une enveloppe
supplémentaire de 40 milliards de dirhams en trois ans ? Et le rôle de l’école privée, de la société civile, des syndicats, des collectivités locales, des parents d’élèves dans tout cela ?
Avant d’exposer les grandes lignes de son plan d’urgence, le ministre s’est attelé à rappeler les raisons du marasme de l’école marocaine. Les dysfonctionnements, selon lui, renvoient à la
rupture de quatre contrats qui lient l’école à la société. Institution majeure à laquelle chaque collectivité confie le soin de préparer les enfants à être des citoyens, l’école ne joue plus ce
rôle. Le deuxième contrat rompu, enchaîne le ministre, c’est le monde de l’économie qui le renvoie. Des hordes de diplômés universitaires ne trouvent pas preneurs sur le marché du travail. «Et
ce, alors que notre économie qui se développe et se modernise a besoin paradoxalement de compétences et de ressources humaines». Le troisième contrat rompu est plus important et plus sensible,
insiste le ministre : l’école publique de naguère a produit les meilleurs cadres de ce pays, sans distinction de classe. «Or, nous savons aujourd’hui que cette ascension sociale, qui se
produisait dans l’égalité et l’équité, et que seule l’école pouvait offrir aux Marocains, ne fonctionne plus comme avant. Aujourd’hui, à compétences équivalentes, celui qui a des relations
familiales ou claniques bien placées aurait plus de chance de passer au travers des mailles que celui qui n’en a pas». Quatrième contrat rompu, conclut le ministre : l’école actuelle, telle
qu’elle fonctionne, est loin d’être près de préparer la génération présente à relever le défi de la mondialisation, du changement de paradigmes et des valeurs.
Quelles solutions et surtout par quoi commencer ? M. Akhchichine défend mordicus son programme d’urgence (PU), car, pour lui, il n’y a pas d’alternative. Pour le ministre, qui refuse la fatalité,
il n’y a pas de grosses défaillances mais plutôt une multitude de petits dysfonctionnements auquel il faut s’attaquer. «Il faut aller au fond des problèmes», insiste-t-il, ajoutant que la
démarche suivie a été de «décortiquer en micro-séquences l’ensemble du procès et d’apporter des réponses appropriées. C’est toute l’alchimie du programme d’urgence».

L’obligation de scolarité jusqu’à 15 ans, un objectif incontournable
Le plan d’urgence, qui doit s’étaler sur trois ans, tourne autour de quatre enjeux. Le premier est de rendre effective l’obligation de scolarité jusqu’à l’âge de 15 ans, pour sauver les 390 000
exclus de l’école du travail informel et «de l’esclavagisme masqué. A valeur d’aujourd’hui, les programmes mis en œuvre ne captent pas plus de 40 000 bénéficiaires par an, soit un sur 10. Or,
notre société, avec tous les défis qu’elle se lance, ne peut se permettre un tel luxe», tranche le ministre. Le deuxième enjeu est d’accompagner «tous ceux qui ont un véritable potentiel au-delà
de 15 ans sur le parcours scolaire le plus réussi et le plus abouti possible». C’est-à-dire, comme le décline le programme d’urgence, stimuler l’initiative et l’excellence au lycée et à
l’université. Le troisième enjeu concerne la résolution des problématiques transversales du système. Lequel, rappelle le ministre, concerne 7 millions de bénéficiaires, 300 000 acteurs directs,
23 000 établissements, soit une lourde machine, «qui a besoin, pour tourner, d’être bien huilée». Dernier axe : se donner les moyens de réussir ce challenge. Pour mener à bien le plan d’urgence,
il a fallu mobiliser 40 milliards de dirhams.
A l’heure où les ministères peinent à obtenir du gouvernement une rallonge budgétaire comment celui de l’Education a-t-il réussi a décrocher cette manne ?, demande avec malice Thami Ghorfi. «Ce
plan d’urgence à un coût, et je ne pouvais m’engager si le gouvernement rechignait à me les donner. J’ai même pensé à un système de souscription nationale. Je ne crois pas qu&