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Le blog d'education et de formation

Comment faire un exposé ?

14 Octobre 2012 , Rédigé par mohamedمحمد Publié dans #ANNEXEالملحق

Comment faire un exposé ?

 

·     1. Ce qu’il ne faut pas faire, ce qu’on attend de vous

·    2. Le plan

o  a. Un plan ? Pour quoi faire

o  b. les types de plan

o  c. la mise en évidence du plan

·    3. l’introduction

·    4. la conclusion

 

1. Ce qu’il ne faut pas faire, ce qu’on attend de vous

Il ne faut pas

Il faut

écrire le texte de son exposé et le lire

écrire le plan de l’exposé, éventuellement l’introduction et la conclusion, utiliser ses notes pour faire l’exposé

regarder fixement son papier

parler en s’adressant au jury, en le regardant

parler d’une voix monocorde

moduler l’intonation, être convainquant

rester immobile

utiliser ses mains pour souligner ses paroles, montrer un schéma, dessiner une courbe au tableau ou sur un papier

ne pas observer le jury

remarquer les réactions du jury, en tenir compte (répéter quelque chose d’incompris, poser une question)

déballer tout ce qu’on a à dire d’un bloc

structurer l’exposé, annoncer la structure, souligner les passages d’une partie à l’autre

faire le compte-rendu des documents (si l’exposé est basé sur plusieurs articles)

utiliser l’information contenue dans les documents, mais parler en son propre nom, présenter sa propre vision du problème

faire un exposé abstrait

illustrer vos paroles d’exemples concrets, que vous connaissez personnellement : pas de banalités, de généralisations, d’approximations

dépasser l’horaire imparti [1] ou, au contraire, ne parler qu’une petite dizaine de minutes

contrôler le temps qui passe (poser votre montre devant vous, pour ne pas avoir à regarder à votre poignet trop souvent), ménager du temps pour la conclusion et le passage à l’entretien



2. Le plan

a. Un plan ? Pour quoi faire ?

Il ne faudrait pas s’imaginer que tous les français pratiquent aisément ce qu’on exige de vous sous le nom d’exposé "à la française". Il se peut que vous assistiez par hasard à une conférence où les orateurs ne respecteront ni l’horaire, ni un plan strict, ni une logique cartésienne. Cependant en situation d’examen, c’est bien un exposé structuré qu’on attend de vous. Il doit donc impérativement être construit sur un PLAN. Il ne suffit pas d’avoir un plan, il faut encore que le jury puisse le repérer dans vos paroles. En effet, la présence d’un plan aide grandement à la compréhension : même s’il ne comprend pas les détails, votre public (en l’occurrence le jury) est ainsi capable de suivre les idées principales. Il n’a pas la désagréable impression de ne rien comprendre dans ce que vous raconter (or il est très important pour vous de faire BONNE impression) Pour cela, il faut
-  choisir un type de plan reconnaissable
-  faire tout pour que votre public suive votre plan au fur et à mesure de l’exposé.

b. les types de plan

Voici les types de plan généralement conseillés : vous avez intérêt à choisir pour votre exposé un plan simple, mais adapté à la situation. Il est bien évident qu’en plus de ces parties, vous devez impérativement prévoir une introduction et une conclusion (voir plus bas) :

·    LE PLAN CHRONOLOGIQUE. Il peut avoir plusieurs formes :

o  progressive (autrefois, aujourd’hui, demain)

o  régressive (aujourd’hui, passé récent, passé plus ancien)

o  "dans le désordre" : les parties diffèrent les unes des autres par leur rapport au temps, mais elles ne sont pas présentées dans un ordre chronologique. Ce plan est utilisable à l’écrit (pour un compte-rendu ou une synthèse) il est difficile à faire comprendre à l’oral - je ne le conseille donc pas.

·    LE PLAN COMPARATIF. Il est basé sur une opposition :

o  avantages - inconvénients (aspects positifs-aspects négatifs, pour-contre)

o  situation actuelle - situation passée

o  situation en France - situation dans votre pays

o  vrai-faux

o  Il est indispensable dans la conclusion de mettre en valeur votre point de vue.

·    DU GENERAL AU PARTICULIER . Il peut se développer dans les deux sens :

o  problème général - problème particulier - analyse d’un exemple concret

o  exemple typique - première généralisation - deuxième généralisation

·    LE PLAN PAR CATEGORIES Il s’agit ici d’envisager plusieurs aspects possibles d’un problème (cf. exercices oraux plus haut). Ces aspects ne sont pas forcément "positifs" et "négatifs" (comme dans le plan basé sur une opposition) ils sont simplement "différents".

·    LE PLAN DIALECTIQUE c’est le plan le plus "classique" : thèse- antithèse - synthèse.

·    LE PLAN BATI SUR UN RAISONNEMENT (LOGIQUE). C’est un cas particulier du plan précédent :

o  présentation de la situation

o  exposé des causes de cette situation

o  explication des conséquences

o  solutions possibles

Vous pouvez bien entendu combiner plusieurs types de plans.

Par exemple, le problème suivant, qui pourrait être donné dans une spécialisation "Sciences humaines" : "Les langues minoritaires sont-elles appelées à disparaître ?" pourrait être traité suivant le plan suivant, basé sur une opposition :

·    1. situation en France

·    2. situation en Russie

dans lequel chaque partie peut être développée selon un plan chronologique :

·    1. situation en France

o  A.Au XIX siècle

o  B.avant la 1ère guerre mondiale

o  C.entre les deux guerres

o  D.époque actuelle

·    2. situation en Russie

o  A.avant la Révolution d’octobre

o  B.de la Révolution à la 2ème guerre mondiale

o  C.époque actuelle

ou un plan logique

·    1. Situation en France

o  A : causes

o  B : conséquences

o  C : solutions proposées

·    2. Situation en Russie

o  A : causes

o  B : conséquences

o  C : solutions proposées

Bien évidemment, vous choisirez le plan qui convient à ce que vous avez à dire (si vous ne savez rien de l’histoire de la question, ne choisissez pas un plan chronologique !)

·    exercez-vous à choisir un type de plan pour les sujets suivants :

o  Selon le projet de réforme de l’enseignement en Russie, les études seront sanctionnées par un diplôme commun passé sous forme de test qui servira à la fois d’examen d’entrée dans les Universités. Selon vous, cette réforme contribuera-t-elle à l’amélioration du niveau des études ?

o  Le service militaire alternatif - une solution pour la Russie ?

o  Les catastrophes naturelles dans le monde et la nécessité de créer une organisation internationale de sauvetage.

o  Ce qu’il faudrait en Russie, c’est une présidente de la République.

o  L’industrie touristique peut contribuer à développer les régions en difficultés, comme l’Altaï.

o  Il faut interdire de fumer dans tous les lieux publics.

Vous pouvez également établir des plans pour les sujets proposés plus bas dans la partie intitulée "la pratique de l’exposé".


c. la mise en évidence du plan

Comme nous l’avons souligné plus haut, il ne suffit pas d’avoir un plan pour faire un bon exposé. Vous devez faire en sorte que votre "auditoire" remarque votre plan, le reconnaisse, qu’il soit capable de le suivre au fur et à mesure. Dans ce but vous devez absolument respecter deux règles :

REGLE N°1 : ANNONCER LE PLAN AU DEBUT DE L’EXPOSE.

Cela peut vous paraître fastidieux, inutile et artificiel, tout comme, du reste, toutes les recommandations qui suivront. Je vous conseille d’accepter néanmoins ces règles du jeu, qui vous serviront certainement pour l’exposé au DALF, et qui pourront par ailleurs être utiles dans toute autre situation où vous aurez à prendre la parole en public. Pour une meilleure compréhension mutuelle, il est hautement recommandé d’annoncer le plan de votre exposé avant de commencer. En général, cette annonce se fait à la fin de l’introduction. Il est d’usage, dans ce genre d’annonce, d’utiliser le FUTUR. Si vous êtes debout au tableau, vous pouvez écrire votre plan au tableau. Si vous êtes assis, vous pouvez écrire votre plan sur une feuille de papier que vous tendez ensuite au jury. Vous pouvez aussi, pendant la préparation, préparer un exemplaire du plan pour le jury (l’autre exemplaire vous servira de guide pendant l’exposé)

Bien entendu, ce plan sera un plan-idées, c’est à dire que vous devez commenter chacune des subdivisions de ce plan en présentant les idées principales qui seront développées dans chaque partie.

Prenons par exemple le sujet suivant : "La Russie doit-elle accepter de stocker et traiter les déchets nucléaires des pays industrialisés ?"

Vous avez prévu de traiter ce sujet avec le plan suivant (plan basé sur une opposition) :

1. les avantages

2. les inconvénients

3. conclusion

Le schéma ci-dessus peut donner, pour notre exposé, le plan-idée suivant :

·    1. les avantages du stockage des déchets nucléaires en Russie

o  profit

o  matière première gratuite

o  relations améliorées avec l’Occident

·    2. Les inconvénients du stockage

o  dangers pendant le transport

o  conditions de stockage inadaptées

o  danger écologique à long terme

·    conclusion - opinion personnelle, solution envisageable

Comment allez-vous annoncer ce plan à votre jury ?

"En première partie, j’aborderai les avantages que la Russie tirerait du stockage des déchets nucléaires sur son territoire. Je mentionnerai les profits possibles, la présence de matière première bon marché, l’amélioration des relations avec l’Occident. En deuxième partie, je parlerai des inconvénients liés à une telle pratique : les dangers que présente le transport, les conditions de stockage inadaptées, les risques de catastrophe écologique. En conclusion je vous ferai savoir mon opinion personnelle sur ce sujet et les solutions qui me semblent optimales. Passons, si vous le voulez bien, à la première partie de mon exposé..."

Notez les formules qui vous seront utiles pour exposer votre plan : - je parlerai / traiterai de, je présenterai, je développerai, je m’étendrai sur
-  dans un premier temps, j’exposerai...
-  ensuite, dans un deuxième temps...
-  pour conclure / en conclusion / pour finir je dirai que

Pour souligner qu’on ne traitera pas un problème particulier - je passerai rapidement sur, je n’insisterai pas sur,

REGLE N°2 : SOULIGNER LES PASSAGES D’UNE ETAPE A L’AUTRE DE L’EXPOSE.

Pour permettre à votre public de bien vous suivre, vous devez respecter un certain nombre de conventions.

Tout d’abord, bien évidemment, vous devez soigner votre prononciation et votre intonation. Mais cela n’est pas tout.

N’oubliez pas que l’exposé est un "acte du discours", un acte de communication entre vous et votre auditeur. Pour que cet acte soit réussi et qu’il atteigne son but, vous devez utiliser une "métalangue", des outils qui vous permettent de commenter votre propre exposé. Elle comporte :

·    des formules :Permettez-moi de vous présenter... Passons [2] , si vous le voulez bien /si vous n’avez pas d’objection Abordons maintenant l’aspect.../ je passe maintenant à l’étude de... Venons en à, en ce qui concerne..., pour ce qui est de... , quant à..., il reste à parler de ... Remarquons que.../ Remarquez que..., prenons l’exemple de...., ainsi..., je donnerai un exemple pour illustrer ce point, examinons le cas / l’exemple suivant Notons que.../ notez que... Je tiens à rappeler que... J’attire votre attention sur le fait que...

·    un certain vocabulaire :une introduction, une première / seconde / troisième partie un exemple / un cas typique / un cas particulier / un contre-exemple (un exemple du contraire) un avantage, un inconvénient, un argument en faveur, une objection, une preuve. N’hésitez pas à souligner au cours de l’exposé que vous avez terminé une partie et que vous passez maintenant à la suivante : "Après avoir envisagé les causes de la disparition progressive des langues minoritaires en France, examinons maintenant, dans une DEUXIEME PARTIE, les conséquences de cet état de fait..." Les majuscules indiquant ici que vous montez le ton pour être sûr que votre interlocuteur entende. Cela permet à l’auditeur de s’y retrouver dans votre développement logique, surtout si vous lui avez présenté le plan à l’avance : il se sentira valorisé d’avoir réussi à vous suivre et n’aura pas le désagréable sentiment de ne pas savoir où vous voulez en venir, pour combien de temps vous en avez encore à le mener dans les méandres de vos explications.

·    des articulateurs ;Observez attentivement les articulateurs proposés ci-dessous, vérifiez que vous en connaissez la traduction exacte et les règles d’utilisation.

o  Progression logique :

d’abord

ensuite

enfin

tout d’abord

puis

finalement

en premier lieu

en second lieu

en dernier lieu

au premier abord

 

 

de prime abord

 

 

avant tout

 

en fin de compte

premièrement

deuxièmement

 

non seulement

mais encore, mais aussi [3]

 

pour commencer

de plus, en outre, de surcroît, encore, aussi

pour terminer

au début

 

 

verbe commencer

verbe ajouter

verbe terminer

o  Pour ajouter quelque chose : de plus, de même, par ailleurs, en outre, d’une part / d’autre part, également.

o  Pour souligner une opposition (avec nuance de concession) : mais, cependant, toutefois, pourtant, néanmoins, malgré tout, il n’en reste pas moins que, il n’empêche que.

o  Pour introduire une opposition (plus forte, plus contrastée) : en revanche, au contraire, par contre, par ailleurs, d’une part / d’autre part, d’un côté / de l’autre. Malgré, en dépit de , à l’inverse, à la différence de , à l’opposé, par opposition.

o  Pour introduire l’idée d’un obstacle : Certes, sans doute, effectivement, j’admets que, je reconnais que, je vous concède/accorde que

o  Pour introduire une nouvelle idée, liée aux idées précédentes (idée de restriction avant une conclusion) : or.

o  Pour introduire une restriction à la fin d’un raisonnement : encore que.

o  Pour donner une explication ; c’est à dire, autrement dit, cela veut dire, ce qui signifie que...

o  Pour souligner la cause : car, en effet, c’est que à cause de, en raison de, sous l’effet de, grâce à , vu, attendu, étant donné, à défaut de, faute de.

o  Pour faire une conclusion, une déduction : en conséquence, par conséquent, donc, c’est pourquoi, aussi (sujet et verbe inversés), ainsi, pour cette raison, pour ce motif ; d’où, alors, pour conclure, en conclusion, finalement, en fin de compte, en somme, en résumé, en bref. en somme, pour me résumer, pour tout dire, l’essentiel est de voir que, ce qu’il faut retenir, c’est.

·    une syntaxe :comme nous l’avons indiqué, quand vous présentez votre plan, vous parlez au FUTUR (votre exposé n’est pas encore fait), au cours de l’exposé, vous parlez au PRESENT (ou à l’Impératif : passons, abordons..), dans la partie de la conclusion qui reprend la structure de votre exposé, vous parlez au PASSE ( nous avons survolé les divers aspects de..., comme nous avons pu le constater).

·    des formules de politesse :n’oubliez jamais que vous parlez à quelqu’un. Outre le traditionnel "bonjour", vous devez utiliser dans l’exposé des formules qui montrent que vous vous adressez réellement à une personne et non pas aux murs : permettez moi de vous présenter je propose à votre attention... si vous n’avez pas d’objection si vous le voulez bien je suis prêt/prête à répondre à vos questions je vous remercie de votre attention.


·    Exercez-vous à présenter au public les plans que vous avez établis pour le paragraphe précédent "les types de plans". Nous vous recommandons instamment d’utiliser les formules indiquées et de vous habituer à les manier, pour qu’elles vous deviennent familières. Pour cela, même si vous travaillez seul, efforcez vous de faire un exposé "dans les formes". Enregistrez-vous (audio ou vidéo), écoutez ensuite votre enregistrement pour en analyser les défauts.

Nous conseillons instamment l’usage aux professeurs l’usage de la vidéo pour corriger les défauts des exposés.



3. l’introduction

Dans l’introduction, vous devez indiquer les informations suivantes :
-  exposer le problème (éventuellement à l’aide d’un exemple concret)
-  annoncer le plan de l’exposé (voir plus haut, "règle N°1")

Vous ne devez pas
-  donner votre opinion personnelle
-  dévoiler ce que vous direz dans la conclusion.

La première partie de l’introduction doit comporter une ou deux phrases. Vous pouvez l’écrire pendant la préparation, mais il sera préférable pendant l’exposé de la dire "sans regarder" votre papier.

Pour commencer votre exposé, vous pouvez, en principe, poser une question rhétorique. Si vous choisissez cette possibilité, n’oubliez pas de marquer de votre intonation, en vous adressant au jury, qu’il s’agit bien d’une question rhétorique. Si vous ne vous sentez pas sûr de vous, ne prenez pas le risque d’être mal compris.

Vous pouvez commencer votre exposé par un exemple caractéristique. Soit le sujet suivant : "Certains préconisent de commencer l’enseignement des langues étrangères à l’école, d’autres, à la maternelle, les troisièmes, à l’Université. Quelle est selon vous la solution la plus efficace ?"

Voici quelques variantes d’introduction :

·    commencer par le contexte, puis poser le problème : "Dans le monde actuel, quand les relations internationales, les voyages, Internet ont rapproché les gens et éliminé les frontières, il est indispensable de savoir une ou plusieurs langues étrangères. Mais comment les apprendre ? à quel âge l’apprentissage d’une langue étrangère donne-t-il les meilleurs résultats ? Je parlerai en premier lieu de..."

·    commencer par un exemple : "Je ne mange pas six jours", "cherchez la femme", "l’amour-toujours", "c’est la vie" - pour un bon nombre de nos contemporains, leur connaissance du français - et d’autres langues étrangères - se limite à ces phrases toutes faites. C’est qu’ils n’ont pas eu la chance d’apprendre ces langues étrangères à un âge où ils étaient le plus réceptifs. Dans cet exposé, nous allons nous efforcer de déterminer cet âge optimal. Tout d’abord, je parlerai de...."

·    autre variante d’introduction basée sur un exemple : "Quand j’avais 3 ou 4 ans, on passait à la télévision un dessin animé éducatif anglais, "Muzzy in Wonderland". Mes frères et moi, nous ne rations pas un seul épisode, et au bout de quelques mois, nous étions déjà capables de faire des phrases en anglais. En tout cas, je me souviens encore par cœur d’un bon nombre d’épisodes. L’âge de la maternelle est-il le meilleur pour apprendre les langues étrangères ? C’est ce à quoi nous allons essayer de répondre dans l’exposé suivant. Tout d’abord, je m’efforcerai de présenter.... "

Il est bien évident que si vous vous sentez à l’aise en français, vous n’êtes pas obligé de rédiger le texte de l’introduction. Sur votre papier de préparation, qui va vous servir de guide pendant l’exposé, notez alors simplement l’idée principale ou l’exemple-type que vous développerez dans l’introduction, pour ne pas risquer le trou de mémoire ou le manque d’inspiration. Ainsi, pour les trois introductions présentées, votre guide pourrait avoir l’aspect suivant :

1) Internet / voyages / échanges internationaux / frontières abolies / langues étrangères indispensables A quel âge commencer ?

2) exemples : "Je ne mange pas six jours" "cherchez la femme" "l’amour-toujours" "c’est la vie" études des langues insuffisantes A quel âge commencer ?

3) exemple : Muzzy in Wonderland A quel âge commencer à apprendre les langues étrangères ?


·    Proposez une ou plusieurs introductions possibles aux thèmes d’exposés suivants :

o  Certains ont fêté très brillamment le passage à l’an 2000, d’autres, le début du troisième

o  Internet bouleverse chaque jour d’avantage les relations entre les hommes.

o  Toute vérité n’est pas bonne à dire, dit le proverbe. Commentez cette affirmation.

o  Le sida, fléau irrémédiable ?

o  Selon vous, peut-on parler d’une disparition ou d’un renouveau des traditions populaires à notre époque ?

o  Pour ou contre la peine de mort ?

o  La famille aujourd’hui.

o  Les organisations non gouvernementales telles Greenpeace ou le WWF peuvent-elles lutter efficacement pour la protection de l’environnement ?

o  Les clips publicitaires

o  Les sectes totalitaires.



4. la conclusion

La conclusion est un élément essentiel de l’exposé, et pourtant c’est celui qui est souvent le moins réussi.

Une bonne conclusion sert à :
-  rappeler brièvement le contenu de l’exposé,
-  souligner l’opinion personnelle de l’intervenant,
-  inviter l’auditoire (en l’occurrence les membres du jury) à entamer la discussion.

Examinons en détails ces trois aspects :

Bref rappel du contenu

Il fait le pendant à l’exposé du plan que vous aviez fait à la fin de votre introduction. Il n’est pas nécessaire ici de reprendre en détail toutes les sous-parties de votre plan, mais il faut absolument rappeler la structure globale de votre exposé. Evitez toutefois les formules du type : "comme je l’ai déjà dit".

Dites plutôt : - comme nous venons de le voir...
-  en résumé, je me permettrai de rappeler que...
-  Ainsi, nous avons constaté que...

Comme on peut le voir, cette partie de l’exposé utilise les temps du passé : passé immédiat, passé composé. Il est indispensable de reprendre les résultats, les déductions, les solutions qui ont été proposés dans la dernière partie de l’exposé. Efforcez-vous de reformuler et non pas de répéter mot à mot ce qui vient d’être dit.

votre opinion personnelle

La conclusion est l’endroit idéal pour exprimer votre opinion à propos du sujet débattu. En cela, l’épreuve B4 diffère radicalement de la synthèse de documents B3 ou du compte-rendu B1, où il était interdit de présenter son point de vue. L’épreuve du DALF n’est pas une confession ou un interrogatoire de police - vous pouvez, bien entendu, défendre un point de vue qui n’est pas véritablement le vôtre. Cependant, méfiez-vous, prenez garde à ce que vos arguments soient convaincants. Ne contredisez pas dans la conclusion ce que vous avez affirmé dans le développement de l’exposé. C’est probablement sur votre opinion personnelle que portera l’entretien avec le professeur.

l’amorce de l’entretien

C’est probablement la dernière phrase de l’exposé : il faut absolument que le jury comprenne que vous avez fini. Vous devez donc :
-  soigner votre intonation : la dernière phrase doit être prononcée assez fort, distinctement, la voix se pose et ne laisse plus rien attendre (imaginez un gros point "•" à la fin de votre phrase et surtout pas des points de suspension...), il faut énoncer cette phrase avec assurance.
-  signifiez de votre regard que vous avez fini : même si vous n’avez pas réussi, durant tout l’exposé, à regarder l’examinateur en face, faites l’effort de le regarder au moins pour la dernière phrase.
-  Utilisez des formules du genre : "je vous remercie de votre attention et suis prêt à répondre à toutes vos questions", "Si vous avez des questions, je m’efforcerai d’y répondre"
-  Evitez à tout prix un timide : "j’ai fini" au bout de quelques secondes de silence.


·    Exercez-vous à préparer une conclusionpour les sujets proposés plus haut et pour lesquels vous avez cherché une introduction. (pour cela, il vous faudra imaginer dans les grandes lignes quel aurait été le plan de l’exposé). Même si vous êtes seul, présentez cette conclusion à voix haute, avec l’intonation nécessaire, comme dans une situation d’exposé. Si vous en avez la possibilité, enregistrez-vous et analysez l’enregistrement seul ou en groupe.



 [1] il vous sera donné dans la consigne : en principe - une vingtaine de minutes pour l’expose et une dizaine pour l’entretien

[2] la première personne du pluriel ne signifie pas que vous parlez de vous au pluriel, comme Louis XIV, mais elle implique votre public avec vous : c’est votre auditoire et vous qui passez à l’analyse du sujet suivant.

[3] aussi : pas en tête de phrase, comparer "Aussi, partage-t-il l’opinion que" à "Il partage aussi l’opinion que"

source:

 http://u.jimdo.com/www30/p/s043b7fcd233f2cf9/download/m9fe9346e90db4525/1310903627/comment+faire+un+expos%C3%A9.doc?px-hash=224e07f002dd4b093b0b50351b079044801c351a&px-time=1350242498

 

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Felix 14/03/2014

Merci pour ces conseils, c'est vrai que c'est jamais évident de préparer un exposé oral, faut etre super organisé , et surtout clair dans ce que l'on dit... bref vous nous rappelez les bases et ca fera surement du bien à pas mal d'étudiants ;-)