Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Le blog d'education et de formation

Cité des sciences: Quand les élèves marocains s'essaient à l'exploration spatiale

18 Novembre 2009 , Rédigé par mazagan Publié dans #مقالات واخبار

18.11.09 à 15:30
Exercice, Exploration, Science, Astronomie, Journées
Cité des sciences: Quand les élèves marocains s'essaient à l'exploration spatiale

Les quatrièmes journées "Les jeunes et la science au service du développement ont débuté le 16 novembre courant à Casablanca. Une ouverture en grandes pompes, durant laquelle, les élèves se sont essayés à l'exploration spatiale, avec l'aide d'une délégation de la Nasa, dirigé par Kamal Oudrhiri.

Il est 10h30 au Centre de formation des instituteurs sis au boulevard Ghandi de Casablanca. En dépit d'un tapis rouge déroulé à l'entrée du centre, le décor ressemble plutôt à celui d'une agence spatiale: laboratoires de science, ateliers de robotique, planétarium, télescope, le tout apporté par l'association Grove of Hope. Créée, sous la houlette de Kamal Oudgrhiri, le Marocain de la Nasa, l'association Grove of Hope entend promouvoir l'enseignement des sciences au Maroc et en Afrique.

A cette fin, elle a mis sur pied une Cité des sciences itinérante en vue d'accompagner les 4èmes journées "Les jeunes et la science au service du développement". Cette manifestation est organisée chaque année par l'Académie Hassan II des sciences et de la technique.

Plus de pratique que de théorie

Dans la Cité des sciences basée au Centre de formation des instituteurs de Casablanca, des collégiens triés sur le volet par l'Académie régionale des sciences, s'improvisent experts, ingénieurs ou autres techniciens de l'exploration spatiale.

Dans le laboratoire de robotique, pas question de s'arrêter à la théorie, les collégiens montent des robots, aidés par Ryan Smith de l'Université de Californie à Los Angeles et Monique Chyba, de l'Université Honolulu II d'Hawaï.

"Dans ce laboratoire, les enfants apprennent à monter et guider un robot dans l'espace et comment choisir le lieu d'atterrissage."

Kamal Oudrhiri

Juste à côté du laboratoire de robotique, se dresse celui des essais et expérimentations scientifiques. A l'intérieur, une dizaine d'enfants fabriquent des fusées à base de papier et de colle. "Chaque enfant fabrique ici sa propre fusée qu'il va lancer sur un point que nous avons baptisé Mars, à partir d'un point de lancement, installé juste devant le laboratoire", explique le guide du jour et directeur de projet à la Nasa, Kamal Oudrhiri.

Mais avant, le lancement de la fusée, les enfants se sont exercés à choisir une trajectoire et ce, en fonction de l'étude du fonctionnement du système solaire.

Observation du Soleil

Outre cet aspect purement pratique de l'exercice ponctué par la fabrication et le guidage de robots, de même que la conception, la fabrication et le lancement de fusées, les collégiens ont pu observer le soleil à travers un télescope.

Après une demi-journée, dans le monde de l'exploration spatiale, les collégiens repartent avec comme dernière impression, les vraies images des différentes planètes, retransmises dans un film de la Nasa. Un film auequel Kamal Oudrhiri a prêté sa voix pour une traduction en arabe en vue de toucher les 500 enfants venus assister à la session du matin.

Ces derniers n'ont d'ailleurs pas manqué de manifester leur joie à assister aux travaux pratiques de la Cité des sciences.

"La manipulation des robots était très intéressante pour moi car c'est un truc nouveau que je découvre."

Un collégien assistant aux ateliers de la Cité des sciences

Même note de satisfaction pour son camarade: "Pour moi, c'est la première fois que je vois un mouvement qui se passe dans le ciel et j'en suis vraiment ravi".

Satisfait aussi des ateliers pour enfants mis sur pied par l'association Grove of Hope, un responsable de l'Académie Hassan II des sciences et de la technique, précise qu'"il y a aussi des activités destinées aux professeurs et aux parents d'élèves. Ce qui est une première dans l'organisation des journées "Les jeunes et la science au service du développement".

Jazz astronomique

Les parents d'élèves et les élèves ont eu droit, le 16 novembre, à l'Office des Changes de Casablanca, à une rencontre avec un ancien astronaute de la Nasa, Loren Acton. Une rencontre clôturée par une soirée jazz durant laquelle Cherilynn Morrow, une ancienne experte de la Nasa, a chanté la Lune, Le Soleil, l'aurore etc. sur fond de diapositives montrant les différents astres.

Programme de la Cité des sciences

Rabat: 19 et 20 novembre à la Bibliothèque nationale
Tanger: 23 et 24 novembre au lycée technique Moulay Youssef.

http://www.aufaitmaroc.com/fr/actualite/planete/article/cite-des-sciences-quand-les-eleves-marocains-sessaient-a-lexploration-spatiale/

Partager cet article

Commenter cet article

bensiad 24/11/2009 18:49






Comment devenir apprenti-écolo




 












· L’esprit citoyen et écologique s’apprend dès le plus jeune âge

· Recyclage, exposition, sorties, ramassage des déchets sur une plage...

L’écologie et la protection de l’environnement sont plus que jamais dans l’air du temps. Et aux portes du royaume, on n’échappe pas à la tendance. Les jeunes de l’école privée de
Casablanca, La Prairie, en font une priorité.
Du bleu, du jaune, du rouge, du vert, sous toutes les nuances s’affichent sur les murs de l’école. L’heure de la récréation sonne. Un vendredi. Fin de semaine. Les enfants se déchaînent.
Les bambins arpentent le long de la cour. Les garçons s’amusent avec les filles. Cordes à sauter, marelles, match de football improvisé, des secrets révélés sur les bancs, des cris, des
chants, des pleurs parfois. Tout y est! La cacophonie remémore à l’adulte les souvenirs d’antan. Soudain, la cloche retentit. Elle vient rappeler que toutes les bonnes choses ont une fin.
Et oui, la pause est finie! Les rangs se forment. Retour à la discipline où respect et apprentissage sont les maîtres mots.
Après le bonheur exprimé dans le parc de l’école, retour en classe. Les vingt-sept élèves de CM1 accueillent avec engouement la maîtresse, pour la suite du programme. Et dans cet espace, la
parole est d’argent et le silence est d’or. Surtout à l’heure du pointage. C’est le moment où les écoliers rendent compte des apprentissages des trois dernières semaines. Les classeurs
séparent les enfants, pour éviter de lorgner la copie du voisin ou de la voisine. Sur les murs de la classe sont exposés avec fierté des poésies, des dessins, qui illustrent certains
talents de nos écologistes en herbe. Yann et Arthus sont également présents au fond de la classe. Il s’agit du nom donné aux deux oiseaux, en hommage à Yann Arthus Bertrand, réalisateur du
documentaire Home. Ce film, visionné par nos apprentis écologistes, a mis en lumière la nécessité de protéger notre planète.


De l’intention à l’action


Pour Antoine de Saint-Exupéry, «le véritable enseignement n’est pas de te parler, mais de te conduire». La citation est mise en pratique dans cet établissement. L’essentiel dans
l’éducation, ce n’est pas la doctrine enseignée, mais l’éveil. Ainsi, le corps enseignant a bien compris que l’esprit citoyen et écologique s’apprend dès le plus jeune âge. Et dans la
capitale économique du pays, où la pollution fait des ravages, les écoliers ont pris conscience des enjeux. C’est pourquoi ils prennent cette mission au sérieux. Il est vrai, dans de
nombreux pays en développement, 50 à 80% des eaux usées déversées sur les côtes sont des rejets non traités. De plus, le système du ramassage des ordures, ou le tri des déchets ménagers
reste quasi inexistant. D’ailleurs, les pays occidentaux industrialisés ont une longueur d’avance à ce sujet. Mention spéciale pour les pays du Nord, comme la Suède ou la Norvège. «Mais, au
Maroc, tout le monde s’en fout!», s’exclame un élève. Le poids des mots. Le reflet d’une société où les mentalités doivent évoluer, en ce qui concerne la protection de notre planète.


On ne badine pas avec l’environnement


Au sein de l’école, un projet de trois ans est mis en place. A cette occasion, un hymne est scandé par les enfants: «Soyons écolos pour une terre costaud!». Pour Montesquieu,
«l’éducation consistait à nous donner des idées, et la bonne éducation à les mettre en proportion». Ainsi, dans cette école, on produit pour mieux communiquer. L’établissement scolaire
travaille donc en étroite collaboration avec des entreprises locales. Objet: le ramassage des papiers de l’établissement, qui deviennent de la pâte à papier, recyclée par la suite, pour
être réutilisée. Le recyclage protège l’environnement et permet de réutiliser les ressources naturelles de la planète. Le verre et le papier, jetés correctement, se retrouvent directement
dans l’industrie. Et le tri du plastique et des emballages permet de ne pas gâcher le pétrole utilisé lors de la fabrication. Avec l’effort de tous, gestes collectifs et individuels, la
planète peut être sauvée, mais aussi l’économie.
Tout d’abord, l’objectif est de sensibiliser entre les murs de l’école, pour ensuite s’ouvrir vers l’extérieur, avec l’exposition d’affiches, par exemple. Des sorties sont également sur le
point d’être organisées pour éveiller les enfants. Au grand bonheur des plus jeunes! Ramassage des déchets sur une plage avoisinante, Sidi Abderrahman, visite d’une réserve d’oiseaux et de
centres pédagogiques.
D’ici là, les écologistes en herbe écrivent, proposent des illustrations sur le thème: «SOS, terre en danger», «le danger commence dans nos poubelles», «tri dans nos poubelles pour une
terre plus belle». Ils sont d’ailleurs fiers de présenter leur projet, le travail effectué, et de mettre en place des poubelles tri sélectives dans leur école. Une chose est sûre. Les
jeunes gens rencontrés âgés de huit, neuf ans, font preuve de beaucoup de potentialités. Paraît-il que la vérité sort de la bouche des enfants: «Nous sommes écolos, alors pourquoi pas
vous ?».

Donia Hachem(*)
-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
(*) Diplômée de l’Institut européen de journalisme à Paris. 
Dans le cadre de ses études, elle a effectué un stage de 4 mois à Atlantic Radio (de juin à octobre 2009). Elle suivait, en parallèle à ses études, des cours au Wall Street Institut, à
Paris La Défense




 














   



















© 2001 L'économiste - Réalisation : Lnet Multimedia